Grèce II


Hot Fingers Café, Megara. The place to be. Enfin, une connection internet qui fonctionne. J’ai pu lire mes emails, les attentions sur le mur Facebook et autres messageries vocales, subvocales et télépathiques. Bien quand même cette facilité des reminders, plus besoin d’agenda papier, car aujourd’hui j’entame une année nouvelle. That’s life. Réjouissances! Merci à toutes les icelles et tous les iceluis qui ont collé un post-it sur mon mur.
Festif? Vite dit. Si je suis ici (petite ville provinciale sans intérêt touristique aucun, région de l’Attique No Man’s Land très branché, excellente radio rock dans ce cyber-café Griekenland, serveuse romano-polonaise, petit square agréable, café frappé) c’est pour “affaires” (connexions avec la mafia turco-bulgare) dans l’immobilier (albanais), redynamiser un peu cette économie grecque qui se noye dans le bleu de la mer Egée (réserves de gas naturel abondantes dit-on au large de Chypre, mer des vents, forêt d’éoliennes au large de la Crète, de quoi parait-il abreuver l’Europe en énergie). Les investissements se font attendre. Qui veut encore investir ici? Même les touristes se font désirer. Depuis deux ans au minimum. Hôtels semi-abandonnés sur les routes, stations balnéaires désertes, road-movie à l’américaine, je me croirais dans une arrière-zône de l’Arizona sec les cactus en moins.
Voila, cela s’appelle un Dépression (économique), depuis cinq ans le PNB de la Grèce chute à des -4%, -5%, -6% l’an, cumulés, pas de la rigolade, gros trou dans la richesse produite (entre un quart et un tiers). Combien de temps pour remonter la pente? Vingt ans... Relance par la géopolitique? La méditérannée orientale est-elle destinée  à devenir une “mini Mer du Nord” prospère ou un “mini-golfe” de tensions régionales? C’est un risque qui est pointé dans le dernier billet d’humeur européen (la rubrique Charlemagne) du magasine Economist.
Hier j’évoquais le Brésil et d’autres projets de voyage. Je prends acte de tous les bons voeux que j’ai reçu, c’est un grand objectif pour 2013. Et il y a l’écriture qui me démange aussi. Si vous êtes arrivés sur ce blog, n’hésitez pas à le parcourir, voila six mois que je l’alimente en diversités de textes bio-dégradables. C’est une petite aventure dont le déclic a été ma participation à une année d’atelier d’écriture hebdomadaire. J’ai quelques nouvelles en chantier. C’est cela aussi mon projet d’ici la fin du mois d’août, aboutir à des textes que j’estimerai publiables et les envoyer à des diables d’éditeurs belges, ou français. Il s’agit principalement de nouvelles (short-stories) dont la plus longue est en fait une novella (quarante mille mots minimum). Elles ne présentent pas vraiment d’unité thématique, d’où la difficulté de les proposer en un seul “package”. Les éditeurs francophones préfèrent les premiers romans d’auteurs inconnus. Vieille problématique connue dans l’édition, peu de débouchés pour les nouvelles. C’est pas grâve, l’important c’est le travail.
Au boulot!

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