Grèce V


Note du Carnet Fugace vol. II (*)
Soirée du 11 juillet. J’admire enfin le coucher de soleil, l’aspect rosé, gris du ciel, découpé derrières les collines du Saronique, la mer métallique et calme écrasée par la chaleur du jour, le bruit des vagues trente mètres plus bas léchant les rocs de la petite plage privée de l’hôtel - premier moment de détente pure que je savoure depuis mon arrivée, la symphonie des grillons, les tzitzikas, et je les vois devant moi, face à la terrasse qui les surplombe, une collection de sculptures modernes, j’en compte trois, ponctuant le parcours du promeneur isolé qui descend la colline peuplée de pins et d’oliviers depuis la vieille route jusqu’à la mer - chacune à sa manière stylisée réminiscente d’un moment de l’histoire de l’art de ce pays - j’y devine là une déesse noire, Vénus néolithique de la fertilité; plus bas, une paire de jumeaux cycladiques blancs en prière, plus bas encore, de dos, grège, un kouros archaïque, me semble-t-il, à l’intérieur d’un anneau de métal.
Mais de quoi s’agit-il? Je n’avais rien vu, et c’était là face à ma chambre depuis quatre soirs et trois matins.
Le lendemain...
Ces étranges sculptures modernes que j’ai aperçues la veille depuis mon balcon sont l’oeuvre d’un artistre grec contemporain, Kostas Polychronopoulos, qui a établi un musée, le musée Skironio. Il se visite uniquement le week-end. Voila une bonne idée de promenade pour samedi...
Une photo pour donner un idée...



Par ailleurs, je recommande l’hôtel Cokkinis où j’ai logé, il est très bien coté (Routard ...).
(*) Carnet Fugace: le volume deux a été entamé le 15 juin 2012. Il s’agit d’un objet qui ne me quitte plus depuis le 27 décembre 2011: un carnet noir Moleskine, petit format, dans lequel je griffone toute sortes de choses, au crayon. 

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