Quitter Byzance


Par une froide nuit d’hiver de l’an 1282 dans une cours du palais des Blachernes à demi abandonné, l’Impératrice Irène, dernière de la race illustre des Paléologues, avait convoquée sous la neige tombante ses rares hommes de confiance, Andronicos le Serbe, Thomas Magistère et Jean le Stylite. La campagne vide déroulait son manteau blanc derrière la muraille de Constantinople, les flocons tombaient dans le silence. L’Impératrice observait lentement chacun de ces hommes. Les détails de leurs visages lui étaient familier depuis qu’enfant elle eut été secourue après le massacre de sa famille et mise à l’abri des graves désordres qui secouèrent la capitale. Son père assassiné, ses partisans mis en déroute, l’usurpateur s’était installé sur le trône jusqu’à ce que l’année précédente, suffisamment forte de son expérience accumulée pendant l’exil, elle put influencer le Sénat et pousser l’armée au renversement du tyran. Par un juste retour de choses, les trois hommes qui veillèrent sur elle pendant toutes les années de privations, étaient maintenant avec elle aux postes clés pour la conduite du fragile gouvernement de l’Etat. Le secret s’imposait d’autant plus cette nuit et cette partie de la ville près des grandes murailles théodosiennes négligées, inutiles, convenait parfaitement à leur rencontre. Mais pouvait-elle encore leur faire entièrement confiance ? L’un d’entre eux avait probablement trahi. Elle espérait qu’en les mettant tous les trois dans la confidence ses espions pourraient lui rapporter rapidement les actes de celui qui profiterait de la situation. Elle devait les informer d’une disparition qui mettait en péril les perspectives de survie déjà mauvaises de l’Empire. Et comme si cela ne suffisait pas ! Dans les jours précédents, l’oiseau bleu de Sainte-Sophie s’était envolé, un léger tremblement de terre avait provoqué l’effondrement d’une partie des mosaïques de l’immense coupole de la Basilique, une rumeur s’était emparée de Constantinople, on disait que l’ange protecteur avait abandonné la cité. Mais il y avait plus grave encore que ces légendes savamment tissées par la cour : l’Impératrice leur expliqua calmement que l’Omphalos avait été volé. Elle avait par conséquent préparé une lettre pour les gouverneurs des provinces, partout jusqu’aux coins les plus reculés de l’Empire, dans les tombeaux de Ravenne, les ruines marmoréennes d’Afrique, les champs verdoyants d’Abkhazie parfumés de citronnelle, avec pour ordre de mettre tout en œuvre pour retrouver l’Omphalos.
Seuls les empereurs issus du sang des fondateurs de la Tétrarchie connaissaient la véritable nature de ce puissant objet, catalyseur des énergies cosmiques, révélateur de l’avenir pour qui pouvait en déchiffrer les énigmes…

Dans une caverne à l’écart des routes maritimes, Chrisostome conversait avec un marin repêché des eaux. La veille, une tempête du diable avait bousculé un grand navire sur les côtes déchiquetées de l’île. Du haut de leur promontoire blanc à flanc de roche les moines avaient contemplé le désastre à la lueur des éclairs ; ils avaient parcouru ensuite les plages et les rocs à la recherche de quelques survivants, et là un jeune homme gisant, jeté sur la grève sauvage, s’accrochait de toutes ses dernières forces. Laissant sa plume d’oie de côté, et son roman inachevé, Chrisostome s’en fut repêcher le naufragé et l’emmena chez lui pour le soigner avec tout l’art dont il était encore capable. Hélas, beaucoup de sang s’était écoulé d’une blessure profonde au flanc. Il le pansa du mieux qu’il put, lui appliqua des simples et lui donna à boire une potion revigorante qu’il gardait en réserve pour ce genre de cas. Revenu de son inconscience après quelques temps, le jeune homme blond lui raconta tant bien que mal son histoire.
« Ecoute, écoute mon récit ! ». Le jeune homme agrippait Chrisostome par le rebord de sa robe de moine, une énergie farouche et désespérée dans sa faible voix, ses doigts, griffes d’un oiseau de proie, attiraient Chrisostome au plus près ; il colla presque sa bouche à son oreille et murmura.
« Nous partîmes toutes voiles gonflées des rives de la Corne d’Or, un bon vent poussait rapidement le navire du détroit du Bosphore dans la mer de Marmara… L’inquiétude rongeait mon cœur… je ne quittais pas ma cabine à l’arrière de la galère impériale à quadruple rangée de rameurs ; j’entendais le roulement du tambour et la masse confuse des esclaves qui propulsaient le lourd vaisseau au rythme des oh ! hisse !… oh ! hisse !
L’impératrice en personne m’avait confié la mission, rejoindre au plus vite Alexandrie, me rendre à la Bibliothèque… à la Bibliothèque avec… avec… le livre sacré et consulter les sages… la disparition de l’ange bleu, comprends-tu ce que cela signifie ? » Chrisostome fit oui de la tête.
« C’est la fin de l’Empire » me dit-elle, dans le silence du Palais. « Les hordes barbares vont bientôt se masser aux frontières lorsqu’elles apprendront la nouvelle, nous sommes faibles, plus aucun citoyen n’est prêt à défendre sa patrie, nous avons trop longtemps fondé l’illusion de notre pouvoir sur l’or pour acheter les mercenaires partout et à tout moment, Varègues farouches du grand Nord, immenses, effrayants dans leurs drakkars, Ibériens lestes et adroits tout en fluidité, éclaireurs des troupes, Nubiens, Cimmériens, Amarantes des confins toujours plus aguerris, même nos légendaires cataphractes sur leurs chevaux recouverts de feuilles d’or, des Celtes de la lointaine Avalon… Ah, oui, ce sera bientôt la fin… à moins… de retrouver l’ange… Tu le connais n’est-ce pas le secret de l’ange ? » Le naufragé qui lentement épuisait ses forces dans le récit esquissait un sourire triste au souvenir du beau visage de son impératrice bien-aimée…
Chrisostome n’entendait plus, lui aussi ce rappelait ce sourire pour lequel il avait failli se damner à une époque lointaine… mais il s’agissait alors de la mère de l’impératrice actuelle, « rien ne change, tout change » songea-t-il. Un léger râle montait des lèvres du naufragé, son attention revint à lui instantanément.
« A la Bibliothèque… as-tu dit, il faut se rendre à Alexandrie, dans quel but ? » demanda-t-il.
« Le coffre ! Il faut retrouver la cassette ! Perdue lors du naufrage cette nuit… oh ! Passés les Dardanelles le ciel se couvrit, il s’assombrissait très vite, la houle creusait la mer de plus en plus profond, la mer… la mer furieuse ! Ce vent sais-tu, il était provoqué par l’ange, il voulait m’empêcher d’arriver de l’autre côté de la mer intérieure. Retrouve la cassette ! Il le faut ! Les yeux du naufragé brillaient, le regard dément fixé dans les ténèbres de la caverne, il se redressa de sa couche et tendit le bras, il montrait un point invisible, quelque part sur la grève, dehors…
— Le Labarum, rouge sur fond or ! La cassette ! Retrouve-là ! Elle est là, je le sens, je le sais… elle contient…
— Quoi ? Quoi ? Dis-moi, dis-le vite !
— … du sable…
— Du sable !
— … pas d’ici, pas de ce monde, la puissance perdue de l’Empire… ramené d’Egypte… le sable… un livre… l’autre partie…. à Alexandrie. Promets ! Promets-moi ! » Sur ces derniers mots le naufragé mourut dans un bref râle. Du sable ! Un livre ? Chrisostome referma les yeux du jeune homme et récita une prière pour le repos de son âme. Aux premières lueurs du jour il irait sur la plage, il irait voir.
L’aube peinait à percer le lourd plafond des nuages bas ; sur le bord du rivage, parmi les débris fracassés du navire impérial, le sage Chrisostome cherchait une cassette marquée du sceau du Labarum rouge sur fond d’or.
L’homme qu’il avait trop tard repêché des eaux furieuses était l’envoyé du Palais, et à ce titre représentant direct des cohortes angéliques qui veillaient aux destinées de l’Oikoumène. Mais il avait tout juste commencé son récit avant d’expirer et d’arracher une promesse, que lui Chrisostome, humble serviteur, devait poursuivre la mission.
Perdu dans ses pensées il contemplait l’horizon lorsqu’un reflet du soleil éclaboussa la masse confuse des rochers et fit briller d’un vif éclat la sigillaire impériale. « Voici donc ce coffre », et il ne pesait pas bien lourd, se dit-il, le ramenant dans sa caverne : « enfin, Dieu soit loué ! ». Il l’ouvrit. Mais il eut à peine le temps de se poser la question : devait-il ouvrir le coffre ? Pas l’ouvrir ? Qu’avait dit le messager ? « Alexandrie, la Bibliothèque ». Apporter le coffre là-bas ? L’ouvrir là-bas !
Ne pas l’ouvrir !... Chrisostome, ne pas l’ouvrir ! Qu’as-tu fait ? Insensé, trop tard !
« Qu’as-tu fait ? » sifflait une voie ténue à ses oreilles. Un souffle de vent entra dans la caverne, caressait ses cheveux, « mais qu’as-tu fait donc insensé ? » murmurait le vent dans ses cheveux longs qui flottaient à présent, et ce n’était plus un léger soupir, c’était une pulsation qui gonflait. Il cru reconnaître la voix de l’envoyé. Dehors, des éclairs zébraient le ciel, « la tempête vient » songea Chrisostome, mais ce coffre ouvert… il n’y voyait rien, plus de lumière, sa bougie éteinte, il ne distinguait qu’un fond noir dans lequel il plongea la main.
« Du sable » avait dit le messager de l’Impératrice, « sable » soufflait le vent, partout il la sentait cette matière très fine, très fluide, un peu chaude, sèche, d’innombrables grains minuscules. Sa main plongeait assurée dans cette fine douceur infinie qui s’écoulait ainsi entre ses doigts. La voix s’éloignait, revenait, s’éloignait à nouveau, elle finit par s’éteindre.
Les minutes passaient, Chrisostome jouait avec le sable, pensée ensablée ; l’obscurité était totale, le vent caressait son visage, une chaleur se répandait doucement dans tout son être, il plongeait dans le sable à pleines poignées, les bords du coffre s’éloignaient dans une autre obscurité, il sentait le sable autour de lui, entrer en lui, une dune entière dans un petit coffre. Mais déjà il ne pensait plus, il n’éprouvait plus rien qu’une longue sensation d’écoulement chaud dans une plénitude…
C’est alors que les infimes cristallisations se mirent à briller, il voyait d’étranges reflets courir dans le fond du sable tel des poissons illuminés au clair de Lune ; ils s’échappèrent et volaient à la surface de ces eaux noires et sèches et fluides ; petit à petit les lumières s’assemblaient en configurations d’étoiles plus stables qui dessinaient des figures, des lettres… Etonné et ravi Chrisostome lisait les vers d’un vieux poème remonté du fond des âges en lettres tremblotantes sur les pages insaisissables d’un livre, puis des lettres une vision émergea dans laquelle sa conscience se perdit …

Une lourde et lente pulsation de basse continue montait des profondeurs ; l’homme ajusta son pas au rythme blanc et noir des gigantesques escaliers qui s’élevaient ; d’autres hommes alignés en longues files tranquilles montaient eux aussi, il était parmi eux, il était l’un d’eux.
D’étranges éclats de lumière jaune apparaissaient sur la voûte de la caverne ; pendant qu’ils s’élevaient ainsi mystérieusement, des fenêtres disposées de part et d’autre des escaliers s’ouvraient sur des scènes rapides qui se répétaient en même temps partout ; un homme et une femme souriants semblaient s’adresser à lui et tendaient un petit objet brillant, noir.
Il remarqua autour de lui plusieurs hommes qui portaient cette chose noire à leur oreille ; ils l’avaient sans doute reçu en cadeau de bienvenue à travers les fenêtres où le couple toujours souriant répétait le même geste. Il tendit la main pour saisir l’objet et heurta un mur invisible ; ce n’était pas une fenêtre mais plutôt le cadre d’une icône où l’image bougeait.
Encore étonné par ce prodige il n’avait pas remarqué qu’il était arrivé en haut de l’escalier ; il se remit à marcher automatiquement, son pas emboîté dans les pas de l’homme qui le précédait, mais soudain, le rythme de la marche se brisa, chacun partait dans sa direction. Il se heurta à une barrière métallique. Derrière elle il voyait l’éclat du jour : « Dieu soit loué », c’était la sortie de la caverne. Il sentit d’autres hommes s’impatienter derrière lui, et cette barrière refusait de s’ouvrir. Un grand Maure habillé d’un uniforme bleu lui adressa la parole d’une voix rauque qu’il ne comprenait pas tout à fait « elpiou » disait-il. Enfin la barrière s’ouvrit – ce Maure devait être un puissant gardien de la caverne ; il répéta « elpiou » pour le remercier et sortit enfin à l’air libre.
A la surface, le monde prenait forme et sens. Les flots d’hommes et de femmes s’écoulaient rapides et disciplinés dans les artères de la cité, d’autres hommes étaient embarqués dans de grands véhicules rouges dont il ne voyait pas les chevaux, « encore un mystère ! ». Le bruit de ces machines évoquait des griffons ; d’autres, noires, plus petites, des salamandres. Partout, des bâtiments insolites, pierre, verre, briques, à plusieurs étages, certains très haut, du métal à profusion, et des signes, beaucoup de signes qu’il commençait à déchiffrer dans les interstices de cette vision.
« Des caractères latins » se dit-il, mais pas la langue latine dominante dans toute la partie occidentale de l’Empire ; une langue qui lui rappelait des consonances gothiques et saxonnes des tribus qu’il avait converties à la Vraie Foi lors d’une de ses premières missions dans les forêts de Germanie, il y a bien longtemps avant de se retrouver semi-exilé dans un monastère en mer Egée. Oui, cette mémoire d’une vie, de sa vie, se superposait au spectacle des grandes artères animées d’une foule d‘hommes et de femmes pressés et incompréhensibles. Enfin, il lut une plaque fixée sur un mur, au carrefour d’une large route et il devina où il se trouvait. Il était dans la partie la plus occidentale de l’Empire, ce Diocèse de Bretagne qui avait été abandonné à son sort au début du Quatrième siècle, et cette ville était certainement l’ancienne Londinium. Il lut : « London Wall »…

Après une durée indéfinissable, sa conscience émergea du néant et Chrisostome se ressaisissant d’un coup, referma la cassette qui ne contenait après tout que du sable. Ce dans quoi il avait été immergé aurait rendu fou plus d’un homme ; les derniers fragments de sa vision, de longues traînées blanches dans un ciel bleu laissaient persister ses sentiments mêlés ; certes le monde allait poursuivre un cours nouveau ; l’ange bleu semblait décidé à remettre l’histoire en mouvement et il ne reviendrait plus à Constantinople ; de cela Chrisostome était persuadé.
Il allait poursuivre la mission que le plénipotentiaire lui avait transmise, mais à sa manière ; après tout, ce n’était pas pour rien qu’il était devenu un sage… en exil, certaines choses n’étaient pas bonnes à dire trop près du Trône et certaines visions éloignaient de Dieu. Alexandrie et sa Bibliothèque finiraient bien par enfouir leur secret dans les sables d’Egypte, avec le temps l’oubli recouvrirait tout de sa  bénédiction.
Il donna une sépulture décente au naufragé, répandit le contenu de la cassette au vent du large, et remonta les escaliers vers son séjour parmi les moines du monastère d’Amorgos. Il s’installa à sa table de travail chichement éclairée et reprit de sa belle écriture la rédaction du roman délaissé là où il avait laissé la dernière phrase en suspens « les empires naissent et disparaissent comme poussière au vent… »




Cette nouvelle dont la fin laisse à désirer, trop rapide, a été rédigée suite à un travail entamé lors de l'atelier d'écriture du 13 septembre 2011, dont voici le noyau originel:


En ce temps là, l’Impératrice Irène envoya ses hérauts aux quatre coins des terres et des mers héritées du défunt Basileus porter haut et fort l’incroyable nouvelle : l’oiseau bleu de Sainte-Sophie, l’oiseau merveilleux s’était envolé, les mosaïques de l’immense coupole révélaient le vide soudain et l’effroi qui s’était emparé de Constantinople.

L’ange protecteur avait fui la cité !

Proclamation était faite jusqu’aux coins les plus reculés de l’Empire, tombeaux de Ravenne, ruines marmoréennes d’Afrique, champs verdoyants d’Abkhazie parfumés de citronnelle : l’ange devait être retrouvé.

Dans une caverne oubliée des hommes, le sage Athanase conversait avec le marin repêché des eaux ; la veille, une tempête du diable avait bousculé toutes les barques, tous les navires, et là un jeune homme gisant, jeté sur la grève sauvage, s’accrochait au rocher de l’ermite. Laissant sa plume d’oie de côté, et son roman inachevé, Athanase s’en fut repêcher le naufragé. Plus tard celui-ci lui raconta son histoire, que voici.

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Pour être tout à fait complet, voici quelle était la consigne de l'atelier:

Il s’agit de construire une liste de mots avec quelques contraintes (phonétique, sémantique, de couleur, et de lieu)  et ensuite de sélectionnez quatre mots, un par contrainte, pour les placer dans un texte libre. 

Cela avait donné pour moi « Marelle, Merveille, Louve, Citronnelle, Douve », « Chaise, Roman, Atelier », « Bleu », « Constantinople ». Les mots que je sélectionnait ensuite furent : Citronnelle, Roman, Bleu, Constantinople.

La suite de l'histoire m'est venue lors d'un séjour professionnel à Londres peu de temps après, et l'hypnose provoquée par l'utilisation matinale de l'underground, au milieu d'autres robots. J'ignore comment je suis arrivé (mal) à connecter ces deux parties tellement dissemblables du texte.
L'ensemble est présenté ici "pour mémoire", respectant en cela la vocation primaire du blog, laboratoire où j'essaye des trucs, présente mes ébauches, pour les curieux...
Pour les autres...

Ce qui est amusant, c'est que j'avais déposé en février dernier les vestiges d'un texte ancien, datant de fin 1997, un des rares survivants de l'incendie de toutes mes archives au début des années 2000, qui parlait aussi de Byzance, mais il s'agissait alors d'un Retour à Byzance.

Entre "Départ" et "Retour" il y a toute une symbolique et une influence que j'expliquerai plus tard, peut-être, dans un autre post. Les amateurs de science-fiction reconnaîtrons la musique du titre inspirée par un texte superbe de Robert Silverberg: "Voile vers Byzance" (Sailing to Byzantium), lui-même inspiré d'un poème de William Buttler Yeats. Byzance a inspiré un autre texte magnifique, de la science-fiction québécoise: "Le Huitième Registre" d'Alain Bergeron, publié en 1993 dans la revue Solaris. Ah!

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