Monday, 3 June 2013

Coeur ouvert I


La chaleur, les couleurs, un soleil se dépose sur mon ventre rempli des aléas du monde. Je ressens l’entrée des pensées, accueillir ce qui vient : Ventre, Cœur, Front, Crâne. Et puis plus haut, s’élever.
Une voix : « Où vas-tu ? » Apaisé je vais dans mes pensées, et celle du voyage revient.

Ils sont neuf cavaliers, neuf camions, neuf tanks : roulent, déroulent, foncent, défoncent dans les plaines d’Asie Centrale. La voix : « que veux-tu ? Que cherches-tu ? » Je sens du rouge, puis du mauve. Mauve, c’est D. qui l’a senti. Elle a dit : « C. je ressens le mauve pour toi, tu vas vers le Mauve ». D. va et vient, elle se glisse dans mes pensées. Je l’ai identifiée, c’est une des Cinq Clés de ma compréhension du monde. Nouvelle et très ancienne. Elle en incarne l’expression la plus épurée, canal de connexion sensible et suprasensible. Alors ma fontanelle je séduirai, me laisserai séduire par les guérisseuses qui se sont éveillées, mes fées, cinq doigts de la main : D. et puis B. et puis C. et puis V. et puis M., me laisserai séduire, les séduirai, suis déjà saisis. Message insistant. Cela insiste, frappe à la porte du cœur depuis des mois, des années, mais je n’écoutais plus depuis longtemps les messages qui passaient par là.
Dans le flux. Chaque pensée, un nuage sur le fond du ciel, le ciel, les alizés, les courants, ce qui ne se voit pas, la voie est invisible dans le ciel. Chercher l’invisible ou le silence mental, passage du cortex préfrontal au sommet du crâne. Réactiver, recréer ce lien vers le ciel, ce que l’enfant qui apparaît, ce que l’âme qui vient au monde, sait puis oublie, au monde, l’oubli du Soi, l’ouverture au possible à la croisée des chemins, où tout glisse, s’écoule, trébuche vers une forme, une incarnation, une forme de ton corps de mon corps mon corps.

Une pointe de douleur, bas du dos, toujours là depuis vingt ans, une douleur qui va et vient, à gauche, à droite. L3-L4 m’ont enlevé, disque extrudé, et le corps se souvient, et le corps gauche droite se souvient de sa naissance fracassée, tordue, un bras brisé. Tout mon être droit figé, diminué, presque paralysé. Mon bras droit, ma main droite pas pareils. Né avec une division du corps prolongée dans le cerveau, l’âme, la personnalité.

Ce nuage qui passe, te voilà pour une seconde sans lumière, une autre pensée vient, le flux t’emporte toujours avec la pointe de douleur réveillée à droite.
Retour sur tes mains, paumes ouvertes, la droite souffre, la gauche est contente. Avec cette division te faut vivre depuis le début, maintenant tu sais.



Annotations - rédigé après un exercice de respiration… atelier découverte de l’Ennéagramme, Bruxelles 1er-2 juin 2013.

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