Ring (pré-projet romanesque VI)


Journal : 6 juin, atelier d’écriture

Travail sur le synopsis : où en suis-je dans mon histoire, quels sont les choix, où est-ce que je veux mener mon personnage ? Répondre aux questions clés : qui, quand, quoi, où, pourquoi, comment.

Je discute de mon projet en binôme avec Aurélie, qui me parle ensuite du sien. 

« Ring » raconte l’histoire d’un gars qui roule sans but apparent, sans fin apparente, sur le Ring de Bruxelles, jusqu’à l’épuisement de ses ressources physiques et morales. Il roule jour & nuit ; il finira par s’arrêter lorsque la voiture aura épuisé son carburant, il ne sait pas où ni à quel moment précis, c’est l’enchaînement des effets et des causes, des rencontres, des entrées et des sorties multiples sur ce Ring, des accidents, des incidents de parcours, des coup d’œil jetés à travers la vitre, de l’inclinaison du soleil, de la force du vent, de la légèreté toujours possible d’une fine pluie de printemps, c’est la rencontre fortuite de tous les éléments fondamentaux et du coup de dés, du destin si l’on veut, qui déterminera la fin de son parcours. Il abandonnera alors son véhicule, où qu’il soit, et s’en ira vers son commencement.

Hier, j’écrivais : Et si, un écrivain contemporain (historien) décidait que la manière d'en finir avec son exil consistait à tourner en rond (sur le Ring de Bruxelles), à la recherche d'un signal clair d'Exit?

Le signal de sortie, l’Exit, sera peut-être fonction du hasard, peut-être pas. Le personnage a son idée sur la manière d’en finir, mais c’est un lâche, il n’osera pas le passage radical à l’acte de fin ; il croit encore qu’un ange (ou un Virgile, pour lui Dante post-moderne égaré dans ses contradictions) finira par surgir, envoyé par Dieu, ou les Archontes du tribunal galactique, pour le sauver, lui montrer par où sortir « de cette forêt obscure dans laquelle il s’égara au milieu du chemin de sa vie. »

Le « Ring » expliquais-je à Aurélie (merci de ton écoute), est une métaphore d’un cercle de l’enfer.

Aude nous demande ensuite de rédiger un synopsis du roman, par ordre chronologique. Il me vient en tête d’utiliser une charpente initiatique, en douze ou neuf chapitres. J’opte pour une structure provisoire en neuf chapitres, avec la très vague idée d’exploiter les lignes de force de l’Ennéagramme comme un fil conducteur ésotérique des actions, des émotions et des pensées du personnage principal, en partant du "type 1: celui qui garde la maîtrise en fixant des règles", jusqu’au "type 9: celui qui se fond dans la communion."

La structure du roman va coller à la trajectoire physique du voyage sur le Ring, avec des alternances de roulages, entrecoupées de sorties du Ring et de ré-entrées, ou d’autres incidents qui obligent les conducteurs à s’arrêter, sortir de leur véhicules etc...

(à suivre: Journal 6 juin deuxième partie)


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