Miracle à Dresde (Version Audio) - Voix Off Sylvie Pardon


Le texte "Miracle à Dresde" à été rédigé d'une traite et posté sur ce blog le 12 février 2012 (12/02/12), en guise de commémoration du 67ème anniversaire du bombardement de la ville de Dresde, entre le 13 et le 15 février 1945

Adolescent, j'avais vu le film "Abattoir 5" (Slaughterhouse Five, 1972) de Georges Roy Hill dans la petite salle du cinéma d'art et d'essai Styx, situé dans la commune d'Ixelles (Bruxelles). Le film était une adaptation du roman de l'écrivain américain Kurt Vonnegut, publié en 1969, lequel avait vécu le bombardement de Dresde en tant que prisonnier de guerre. J'avais d'abord lu ce livre dans sa traduction française chez J'ai Lu (voir photo ci-dessous) où la science-fiction était à l'époque très en vogue, avec la réédition de tous les classiques de l'âge d'or de la SF américaine, avant de le relire bien des années plus tard dans le texte original. Et j'ai fini par revoir le film en DvD récemment, après la rédaction du texte publié il y a plus d'une année sur ce blog. L'imagination de Kurt Vonnegut semblait être sans limite; j'avais surtout retenu du roman le côté burlesque et fantaisiste des aventures du héros, Billy Pilgrim, aux prises avec les pièges de sa mémoire et les extraterrestres de la planète Trafalmadore qui l'avaient enlevé. L'épisode du bombardement de Dresde était devenu presque anecdotique dans mes souvenirs de première lecture de ce roman, une des innombrables horreurs de la Seconde Guerre mondiale.

Lorsque je me suis remis à écrire en 2011 (et ce blog à vu le jour le 31 décembre 2011), un de mes premiers projets était un roman ayant pour cadre l'Allemagne des années 1944-1945, mettant en scène l'écrivain Louis-Ferdinand Céline. J'y prenais de grandes libertés avec sa vie, les trois derniers romans de Céline ("D'un Château l'autre", "Nord" et "Rigodon"), à-juste titre regroupés sous l'appellation de "Trilogie Allemande", en constituaient la toile de fond. Ce projet romanesque, au titre provisoire de "Dérives", dont je me dis parfois qu'il prendra dix à quinze années de ma vie pour être terminé, est formé de fragments disparates et pèse environ 72000 signes à ce jour. Une partie de ce projet est disponible sur ce blog, vous pourrez facilement  en identifier quelques morceaux mélangés à d'autres textes ayant pour sujet Céline, il ne s'agit vraiment que de bouts, j'avais toutefois en tête une architecture du roman lorsque j'écrivais, un synopsis, que je n'ai pas mis en ligne. Le texte "Miracle à Dresde" a constitué un des derniers fragments importants rédigés sur ce projet.

Céline n'est jamais passé par Dresde dans sa vie réelle, mais il aurait put y traîner sa musette qui sait, lors de son périple chaotique à travers l'Allemagne, balloté entre Sigmaringen et Berlin et d'autres lieux encore. C'est ce que je me suis dit. Ma propre imagination a fusionné les sources, Vonnegut et Céline, ce qui a donné lieu au texte que vous allez entendre, mis 'en voix et musique' par Sylvie Pardon Voix Off, que je tiens ici à remercier chaleureusement.

Un dernier mot, avec les années, la fantaisie du roman de Vonnegut s'est dissipée, et ce qui m'a permis de  retrouver l'horreur déguisée de son expérience de prisonnier de guerre, c'est la lecture choc du livre "L'Incendie: l'Allemagne sous les bombes 1940-1945", de l'historien allemand Jörg Friedrich (traduit aux Editions de Fallois en 2004).

Place à la Voix. Le texte est disponible sur la page SoundCloud des Métamorphoses de C.

L'enregistrement total fait un peu plus de vingt minutes. Le texte a été découpé en cinq parties, il est également disponible en continu.





Le roman de Vonnegut avec les couvertures rétro de "J'ai Lu", à la grande époque (années soixante-dix); la maison d'édition populaire qui a tant fait pour diffuser la science-fiction anglo-saxonne de qualité dont j'étais un insatiable lecteur. Mais j'avais fini par liquider toute la science-fiction de ma bibliothèque. J'ai quand même réussi à retrouver cette version du livre chez un bouquiniste de Bruxelles trente ans plus tard.



Portrait de Louis-Ferdinand Céline peint par l'artiste flamand Sam Dillemans. Exposition "Authors Paintings 2010-2012" à voir au Château de Gasbeek jusqu'au 23 juin 2013.

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