Wednesday, 28 August 2013

Seroxat TM 20mg (Paroxétine) - Jour 4


Et c’est comme s’il n’y avait plus rien !
Paroxétine ? Vous avez dit quoi ? Je ne comprends pas.
Tout est absolument normal. Serein. Une clarté dans la tête, la conscience exacte de savoir quoi faire et comment. Encore un tour de l’effet placebo (voir note du Jour 2).
Sauf un réveil précoce quatre heures après l’endormissement, ça ressemble à un pattern, un début de systématique. Mais je ne pourrai pas tenir le coup non plus, sauf si je vire upside, again. Non, pas si vite.

Je-Nous, le genou était très fâché hier. Aujourd’hui il est mécontent, mais il tire un peu moins la gueule.

Je réfléchissais encore au symptôme de « fuite des idées » caractéristique de la manie. Le psychiatre suisse allemand Ludwig Binswanger a écrit un livre dans les années trente sur le sujet traduit en français récemment. C’était l’époque du courant de l’analyse existentielle inspirée par le philosophe Heidegger, la refondation d’un humanisme par une anthropologie qui lorgnerait sur les limites de l’humain, par delà le clivage réducteur du normal et du pathologique, qui étudierait l’homme dans sa totalité, l’être-là.

What if the real difference is not between sanity and madness, but between being mad and going mad ?

Le psychanalyste anglais Darian Leader dans « Strictly Bipolar » semble indiquer qu’il y a un désir de contrôler l’autre à travers le discours de « la fuite des idées », de ne pas laisser place à la parole de l’autre. Vraiment ? Cela ne me ressemble pas. Sourire.

Il y a un bel arbre devant moi au fond du jardin, je le qualifierais de noble si cela avait un sens quelconque pour un arbre. Est-il conscient de lui-même et de son environnement ? Bien sur que oui, il est sensible à la lumière, l’ombre, la teneur du sol en eau, en sels minéraux, il est capable de communiquer avec ses semblables via des signaux chimiques par les airs, le sol, les champignons symbiotiques. Et d’autres choses que nous ignorons.
Mais quel est l’être-là de l’arbre ?
A-t-il conscience de mourir quand on l’abat ?
Arbre, qu’as-tu à me dire ?
N’ayant pas de système nerveux qu’est-ce qui véhicule l’information dans une plante ? Je n’ai jamais eu la main verte mais tout d’un coup j’aimerais savoir.

Je devrais peut-être enserrer le tronc de mes bras, lui faire un « big hug ». Il paraît qu’on reçoit quelque chose en retour. J’essaierai au Canada. Dans les forêts de Haute-Mauricie personne n’est là pour vous entendre hurler, sauf les loups, vos congénères.



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