Thursday, 16 January 2014

La Guerre des Mondes n'aura pas lieu (archive: déc. 1997)

La guerre des mondes n’aura pas lieu


H.G. Wells, un siècle plus tard


Christo DATSO


Publié dans la revue Ozone n°7, décembre 1997



La Sibylle fait retentir ses oracles pendant mille ans _________________________
Le prochain Président des Etats-Unis n’appartiendra pas à une autre espèce ______
Non pas la main glacée de l’entropie, mais le crépitement silencieux des protons __
Rien n’est arrivé qui n’ait été prédit ______________________________________
Prediction is very difficult, especially about the future _______________________
Citations (encarts)____________________________________________________
Lectures____________________________________________________________
Sources____________________________________________________________



La Sibylle fait retentir ses oracles pendant mille ans [1]

   Né en 1866 en plein règne de la Reine Victoria, alors que la révolution industrielle, les marchands et les navires de Sa Gracieuse Majesté transforment l’Angleterre en une puissance impériale; mort en 1946, après avoir vu l’avènement de la Bombe Atomique qu’il avait anticipée dès 1914, Herbert Georges WELLS fut plus qu’un écrivain : un prophète.
  Voici un siècle, entre 1895 et 1898 précisément, qu’il écrivit quelques-uns des chefs-d’œuvre incontournables d’un genre dont il favorisa la renommée, et qui, d’une certaine manière, a traversé le vingtième siècle marqué de son empreinte.
   Il y eut d’autres géants à l’origine de la Science-Fiction moderne : Mary Shelley, Edgar Allan Poe, Jules Vernes... Ils constituèrent des étapes, des jalons importants dans l’avènement d’un esprit neuf, mais Wells est l’un de ceux qui ont le plus contribué au destin de cette branche marginale de la littérature.
   Et même si l’aventure de la Science-Fiction se mêla au vingtième siècle, avec l’essor de l’Amérique et la conquête des marchés du monde, même si elle tend à se confondre, maintenant que le siècle s’achève, avec une des facettes de la culture américaine, le Centenaire de Wells nous donne l’occasion de mesurer cette histoire à l’aune du projet wellsien : changer la société !
   Car en effet, ce n’est pas sous l’unique aspect d’un raconteur d’histoires, qui plus est de romances scientifiques, que Wells aurait voulu qu’on se souvienne de lui et de son œuvre. Peut-être rêva-t-il d’une carrière d’homme d’Etat ou de conseiller du Prince; mais la postérité a privilégié en lui le fantaisiste et le romancier plutôt que le voyant inspiré et dogmatique, quelque peu ratiocineur à la fin de sa vie.
   Résumé d’une longue existence vouée à l’illustration et la défense d’une idée force : l’Evolution.

Le prochain Président des Etats-Unis n’appartiendra pas à une autre espèce [2]

   Au début était le Singe; mais en l’occurrence, le jeune Wells était issu d’un milieu modeste de petits commerçants. Il aurait suivi une carrière de drapier si deux ensembles de faits n’en avaient décidé autrement : sa brillante intelligence qui lui valu d’assimiler en autodidacte les connaissances de son temps, et la démocratisation du système scolaire britannique, qui étendit dès 1871 l’éducation aux enfants des classes inférieures. Il suivit à la Normal School of Science de Kensington, le cours de biologie de Thomas H. Huxley, l’un des savants et propagandistes les plus éminents de son temps. Cette rencontre exerça une influence décisive sur le reste de sa vie. Wells écrivit bien plus tard : I was Huxley’s disciple in 1885, and I am proud to call myself his disciple in 1935 [3].

   En défenseur vigoureux des idées exprimées par Charles Darwin dans L’Origine des Espèces, publié en 1859, Thomas Huxley s’était placé au centre d’une polémique acharnée : l’homme descendait-il vraiment du singe ? Contre Richard Owen, Thomas Huxley avait démontré clairement que tous les singes possèdent une structure cérébrale nommé hippocampe, à l’instar de l’homme. Que fallait-il penser de cette “déchéance” présumée de la nature humaine, d’origine divine ? Quelle interprétation était correcte pour rendre compte de l’hypothèse de la “survie des plus aptes”? Non seulement la religion voyait en Darwin, et en ses “apôtres”, des ennemis, des blasphémateurs, mais certains partisans de l’idée d’origine des espèces, ne devaient en retenir déformé, que le principe de Sélection Naturelle, comme justification “scientifique” d’une théorie de l’inégalité des Races ou des Classes. A notre époque, les tenants de la discontinuité du singe à l’homme, ont décrétés que si l’argument n’était plus recevable sur le plan morphologique, il existait une différence infranchissable sur le plan des capacités intellectuelles. Mais les études portant sur l’acquisition du langage des sourds-muets chez des chimpanzés, et de leur capacité à conceptualiser, ont montré le contraire. Un siècle et demi après Darwin, on a même assisté à une réédition du “procès du singe”, entre “créationnistes” et “évolutionnistes” qui secoua récemment l’Australie [4]. La résurgence du “darwinisme social”, est aussi un des thèmes rebattus des idéologues ultra-libéraux de cette fin de siècle...

   Wells n’était pas un scientifique. Il échoua à ses examens, et se lança dans une carrière de journalisme scientifique. Mais son talent littéraire qui devait exploser avant qu’il atteigne trente ans, combinait une puissance de vision digne de Cassandre et des Oracles antiques, avec une passion pour la satire et la critique sociale. Dans le climat polémique qui agitait la fin du siècle, il mit la biologie au service d’une imagination morbide et romantique.

Non pas la main glacée de l’entropie, mais le crépitement silencieux des protons [5]

   Et ce fut The Time Machine, qui remporta un succès immédiat. Il fut qualifié de “génie” et comparé à Poe, par The Review of Reviews. Il travaillait sur l’ouvrage depuis 1888 et, à sa publication en 1895, il n’en avait pas moins rédigé six versions successives.

   Utilisant une “bicyclette améliorée” en guise de “machine à explorer le temps” [6], Wells envoyait son Explorateur dans le futur le plus lointain, en l’an 802 701 ! Aux Eloi de la surface, vivant dans un monde en apparence idyllique, s’opposent les féroces Morlocks des profondeurs; résultat de l’évolution biologique différenciée de l’espèce humaine, séparée entre classes antagonistes : les possédants et les prolétaires. Cette vision extrême découlait bien sûr des inégalités triomphantes de l’époque victorienne, et le pessimisme du jeune Wells était d’autant plus accentué qu’il considérait l’Entropie comme la Fin de toutes choses. Après de nouveaux sauts de millions d’années, l’Explorateur achève son voyage avec la vision d’une plage ultime où s’ébattent des crabes géants, et dans le ciel, un immense soleil refroidi conduit inexorablement à l’immobilité totale.

  Métaphore de la lutte des classes et parabole sur les lois de l’Evolution, The Time Machine        comme l’indique Patrick Parrinder, un des meilleurs spécialistes, fut le premier récit prophétique de Wells, le feu qui consuma très vite, d’une certaine manière, l’écrivain naissant, la marque de son incontestable génie littéraire. Pourtant, sa carrière n’en était qu’à ses débuts. Wells écrivit encore des nouvelles et des romans scientifiques — les plus célèbres étant, faut-il le rappeler ? L’île du Docteur Moreau (1896), L’Homme Invisible (1897), La Guerre des Mondes (1898), Les Premiers Hommes dans la Lune (1901), mais dans l’ensemble il délaissa le genre au tournant du siècle, au profit du roman naturaliste, critique acerbe des moeurs de la société édouardienne — L’amour et Mr. Lewisham (1900), Tono-Bungay, Ann Veronica (1909), des récits à caractère utopique ou didactique, des “romans-discussions” — The Food of the Gods (1904), A Modern Utopia (1905), Au temps de la comète (1906), Le Nouveau Machiavell (1911), et de la prospective dont il se fit une spécialité — Anticipation (1901), The Discovery of the Future (1901), The Future in America (1906), y compris paradoxalement comme en 1920, lorsqu’il publia le monumental The Outline of History qui connut un succès commercial sans précédent.

   L’homme connaissait sa première mue; il y en aurait d’autres. Sa vie était marquée du sceau de l’Evolution, au sens littéral du terme en ce qui concernait sa propre trajectoire. Du point de vue intellectuel, Wells était engagé dans un combat pour l’avenir qui prit deux formes, tragiquement opposées : le problème du devenir de l’espèce humaine, sur lequel pesait la fatalité de l’entropie ou d’une évolution biologique à rebours (comme avec les Eloi et les Morlocks), et celui des sociétés que l’homme édifie pour son malheur. Wells estimait la transformation du monde nécessaire et inévitable.

   En 1903, il adhéra aux socialistes Fabiens, qu’il quitta quelques années plus tard, après avoir tenté vainement d’en prendre le contrôle. Durant les années vingt et trente, il entrepris des voyages à l’étranger, en vue de faire progresser ses idées sur la nécessité d’un Etat Mondial. Il eut des entretiens avec Théodore et Franklin Roosevelt, Lénine et Staline; il s’adressa au Reichstag, à la Sorbonne, au Soviet de Pétrograd... Jules Verne n’avait pas imposé un tel respect dans les allées du pouvoir, ni aucun autre écrivain depuis Wells[7]. Il était devenu un personnage public, estimé, lu, mais guère suivi dans la pratique au-delà d’un petit cercle d’amis qui fondèrent The H.G. Wells Society, plus tard rebaptisée Cosmopolis après avoir hésité sur The Open Conspiracy, d’après le titre d’un livre du maître, dans lequel ce dernier exposait les moyens à mettre en oeuvre pour la révolution mondiale. Wells était trop idéaliste sans doute, un des derniers utopistes, peut-être le dernier, et comme tel, complexe dans ses opinions, ses préférences, balancé entre le libéralisme anglais de son éducation et de son milieu, et attiré par des solutions autoritaires, rêvant d’une élite scientifique seule apte à diriger le monde. Il écrivait dans les années trente : I am English by origin but I am an early World-Man and I live in exile from the community of my desires [8]. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, il contribua à la rédaction de la Charte Universelle des Droits de l’Homme, un dernier geste symbolique pour un écrivain qui avait fini par s’identifier pleinement avec l’histoire... Mais c’est un homme pessimiste qui s’éteignit, son dernier ouvrage portait le titre amer, de Mind at the End of Its Tether (L’Esprit au bout de son rouleau).

Rien n’est arrivé qui n’ait été prédit [9]

   D’où procède la vision wellsienne d’un Futur inévitablement condamné ?

  Initialement, des avancées de la Science et de l’observation désabusée du présent : évolution des espèces qui modèlera l’homme en une créature nouvelle; lois de la thermodynamique et du principe de l’Entropie qui conduisent l’Univers entier à l’extinction; “lutte pour la vie” qui justifie la guerre et la compétition à outrance. Mais le talent prophétique de l’écrivain plonge aussi dans l’Histoire; en particulier l’histoire romaine. Toute l’historiographie wellsienne, et sa Science-Fiction, sont liées à la vision du déclin impérial de Gibbon[10]. L’empire romain constituait pour Gibbon, et Wells, le paradigme de toutes les tentatives ultérieures d’établissement d’une hégémonie impériale[11]. Toutefois, à la différence de Gibbon, admiratif du modèle, Wells le trouvait détestable; et là où, en esprit des Lumières, le premier se complaisait dans l’état présent de la civilisation européenne, incapable de concevoir qu’une catastrophe du même ordre se reproduise un jour, le second savait, avant Paul Valéry, que les civilisations sont mortelles, et que les barbares sont à nos portes.

   En écrivant The Outline of History directement après la catastrophe de 1914-1918, Wells visait à supplanter les versions nationalistes étroites de l’histoire qui avaient menés les peuples d’Europe à la Grande Guerre, et à offrir au monde, une vision nouvelle du passé, car il ne peut y avoir de paix et de prospérité communes sans un fond commun d’idées historiques[12]. Le prospectiviste en se faisant historien des civilisations, concluait son ouvrage qui débutait avec l’origine de l’univers et de la vie, La Terre dans l’espace et dans le temps, par La prochaine phase de l’histoire du monde. Il y prophétisait la nécessité inéluctable d’élaborer un Etat Fédéral Mondial, sur les bases suivantes : une religion universelle qui transcendera toutes les autres, fondée sur le service de la science et de l’humanité; un système d’éducation universel et permanent; une organisation politique démocratique; une organisation économique où l’entreprise privée sera la servante de la communauté.

   Pour le grand historien des civilisations, Arnold Toynbee, les conséquences de la chute de l’empire romain se devinent en filigrane derrière le paysage contemporain : le modèle occidental des états-nations qui s’est répandu jusqu’aux confins de la terre, est l’héritier lointain du monde post-romain, désuni et fragmenté. Un état universel fondé sur la libre participation et la coopération, est peut-être la seule voie qui reste à l’humanité pour éviter le chaos généralisé[13].

Prediction is very difficult, especially about the future [14]

   Le rêve de Wells n’est pas mort.... mais l’histoire du siècle nous enseigne la méfiance vis-à-vis des utopies et des solutions universelles, qui par malheur deviennent totalitaires. Il est vrai que certains de ses propos inquiètent, même s’il les place dans la bouche de l’un de ses personnages, l’intolérable psychiatre, le Docteur Norbert : il nous faut établir une civilisation plus dure, plus forte, comme de l’acier autour du monde [15]. Mais le personnage à qui ses propos fascisants sont rapportés — le joueur de croquet, se sent comme l’invité aux noces du poème de Coleridge, happé par l’ivresse sauvage du Vieux Marin qui le force à écouter son récit d’épouvante et de culpabilité[16]. Ce n’est pas un hasard si la postérité littéraire de Wells comprend des anti-utopistes comme Eugène Zamiatine (Nous Autres, 1920), Aldous Huxley (Brave New World, 1931), Georges Orwell (Nineteen Eighty-four, 1949), mais aussi les “catastrophistes” anglais, John Wyndham, Fred Hoyle, Jim Ballard... La fiction se déploie avec aisance dans les paysages post-cataclysmiques; et il n’y a rien de plus dépassé en apparence, en cette fin de siècle, que les utopies et les promesses d’un âge d’or, alors que l’unité idéalisée du monde se dissout dans le complexe chaotique des interactions humaines. Et pourtant...

   Wells est-il démodé ?

   La critique contemporaine a parfois simplifié à outrance la perception du personnage, en opposant sa face “Mr. Hyde” brillante, qui éclate dans les romans d’anticipation, et son côté “Dr. Jekyll”, sérieux, terne, auteur de “futurologie” ou d’utopies. Mais d’emblée, Wells fut un auteur complexe, obsédé par une vision, et les conflits d’humeur qui traversent son œuvre ne renvoient pas à des conceptions opposées, optimiste ou pessimiste, du devenir. Wells était un écrivain, rien de plus, rien de moins; un prodigieux inventeur d’idées, un excellent raconteur d’histoires. Il est peut-être temps de redécouvrir le “voyant” derrière le bourgeois et de prêter l’oreille à son verbe oraculaire, même si c’est dans sa Science-Fiction que nous éprouvons le plus de plaisir[17]. Et parce que l’idéalisme du personnage perce à travers ses démonstrations les plus brumeuses, et que l’espérance est préférable à la désolation, on peut rêver de la guerre des mondes qui n’aura pas lieu. Là resplendit un monde “au delà du bien et du mal”; là, dans un univers parfaitement conscient de lui-même, la Vie arrive à ses fins. [18]




Citations (encarts)

Je sens, disait-il, qu’il y a quelque chose qui dure, un Etre de vie au sein duquel nous vivons et auquel se trouve intégré notre être, quelque chose qui a commencé il y a cinquante, peut-être cent millions d’années, et qui dure, sans s’interrompre, qui grandit, qui s’étend, vers des choses qui sont au-delà de nous, des choses qui nous justifient tous.
(A Story of the Days to Come, 1899 - Deux nouvelles d’anticipation, Aubier-Flammarion, Paris, 1973, p. 211)

L’histoire de l’humanité prend de plus en plus la forme d’une course entre l’éducation et la catastrophe.
(The Outline of History, 1920 - Esquisse de l’Histoire Universelle, Payot, Paris, 1925, p. 554)

Quelques-uns d’entre vous ont lu peut-être un livre qui s’appelle ‘La Guerre des Mondes’; j’ai oublié le nom de son auteur, ce doit être Jules Verne, Conan Doyle ou quelqu’un de ce genre.
(Star Begotten, 1939 - Enfants des étoiles, Folio, p. 45)

Un dictateur est un hors-la-loi. Il s’est mis hors la loi lui-même. Il existe et il vous dégrade par sa simple existence... Certainement, il vaut mieux tuer votre dictateur que de le laisser vous obliger à tuer d’autres hommes.
(Star Begotten, 1939 - Enfants des étoiles, Folio, p. 128)

Ils avaient l’habitude, dit Jésus... de se rassembler en foule autour de moi, comme ils se seraient rassemblés autour de n’importe quelle nouveauté, attendant bouche bée que je fasse quelques-uns de ces tours qu’ils appelaient des miracles.
(The Happy Corner, 1945 - Le Coin du Rêve, Editions des Deux Rives, Paris, 1946, p. 54)

La leçon la plus claire de l’Ecriture Sainte... c’est que depuis le commencement du monde, Dieu a su qu’il avait tout gâché et qu’il a dû tenter de sauver ce qu’il pouvait du naufrage de sa Création.
(The Happy Corner, 1945 - Le Coin du Rêve, Editions des Deux Rives, Paris, 1946, p. 81)


Lectures

   Etablir une bibliographie exhaustive de Wells relève de l’exploit : il a écrit, tous genres confondus, plus de cent trente volumes, et des milliers d’articles ! [19]
   La liste suivante se limite à quelques-unes de ses œuvres à avoir été traduites en français (scientific romances, utopies, nouvelles fantastiques).

Romans
La machine à explorer le temps (Folio)
L’île du docteur Moreau (Folio)
L’homme invisible (Folio)
La guerre des mondes (Folio)
Les premiers hommes dans la Lune (Folio)
Aux temps de la comète (Folio)
La guerre dans les airs (Folio)
La destruction libératrice (Gramma)
Le joueur de croquet (Folio)
Enfants des étoiles (Folio)

Nouvelles
Le pays des aveugles (Folio)
Effrois et fantasmagories (L’Imaginaire)
Récits d’anticipation (Mercure de France)
Deux récits d’anticipation (Aubier-Flammarion)
Le nouvel accélérateur (Mille et Une Nuits)

Sources

·    Brian Aldiss, Trillion Year Spree, The History of Science Fiction, Gollancz, London, 1986.
·    John Clute and Peter Nichols, The Encyclopedia of Science Fiction, St. Martin’s Griffin, NewYork, 1995.
·    Patrick Parrinder, Shadows of the Future - H.G. Wells, Science Fiction and Prophecy, Liverpool University Press, 1995.
·    Herbert Georges Wells, The Time Machine - The Centennial Edition (ed. John Lawton), Everyman, London, 1995.
·    Herbert Georges Wells, Esquisse de l’Histoire Universelle, Payot, Paris, 1925 (The Outline of History, 1920).
·    Herbert Georges Wells, Le coin du rêve, Editions des Deux Rives, Paris, 1946 (The Happy Corner, 1945)




Notes

[1] Heraclite, Fragment 92; in Les Penseurs grecs avant Socrate, Garnier-Flammarionn, 1964, p. 79
[2] Stephen J. Gould, Darwin et les grandes énigmes de la vie (1977), Pygmalion-Points Sciences, p. 53
[3] H.G. Wells, Thomas Henry Huxley, The Listener (1935); cité in The Time Machine, Centennial Edition, ed. John Lawton, Everyman, 1995, p. xxxii
[4] Paul Vallely, D’Adam ou du singe ? in Courrier International n°339, avril 1997
[5] Gregory Benford, La Fin de la Matière (1989), in Galaxies n° 5, été 1997, p.90
[6] Georges Pal, The Time Machine, Galaxy Films/MGM, 1960 avec Rod Taylor. On sait aussi tout l’intérêt que Wells portait à la bicyclette...
[7] Gregory Benford, Légendes de l’âge d’or (1995), in Galaxies n° 5, été 1997, p. 125
[8] H.G. Wells, H.G. Wells in Love, ed. G.P. Wells, Faber and Faber, London, 1984, cité in Patrick Parrinder, Shadows of the Future, Liverpool University Press, 1995, p. 81
[9] Hannah Arendt, Le système totalitaire (1951), Seuil 1972, p. 75
[10] Edward Gibbon, The Decline and Fall of the Roman Empire (1787) - An abridged version (ed. Dero A. Saunders), Penguin Classics, 1985
[11] Asimov est un des héritiers directs, avec le cycle de Foundation, de cette “tradition” littéraire.
[12] H. G. Wells, Esquisse de l’histoire universelle, Payot, 1925, p.7
[13] Arnold Toynbee, A Study of History - The One-Volume Edition Illustrated, Thames and Hudson, 1995, pp.316-318
[14] Niels Bohr, cité in Ian Stewart, Does God Play Dice ?, Penguin Mathematics, 1997, p. 279
[15] H.G. Wells, Le joueur de croquet (1936), Folio, p. 113
[16] S.T. Coleridge, Le Dit du Vieux Marin (1798), un des grands poèmes les plus “allumés” de la littérature anglaise.
[17] Et celle-ci continue à inspirer les écrivains, tel Stephen Baxter avec The Time Ships, suite “autorisée” de The Time Machine, qui sera prochaînement traduit chez Robert Laffont. Et les lecteurs d’applaudir !
[18] H.G. Wells, Le coin du rêve (1945), Editions des Deux-Rives, 1946, p. 94
[19] Voir le livre de Patrick Parrinder pour des sources bibliographiques détaillées.







The Time Machine, George Pal (1960), avec Rod Taylor dans le rôle du voyageur

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