Passage d'un avatar


tu sais quoi des avatars // machins en métamorphoses réincarnés // pierre tu fus pourriture sera-tu au royaume des lecteurs et des auteurs car ils finiront tous par écrire leur roman // sept milliards de romans et la parousie enfin des mots et des corps de gloire // car enfin tu mues tu te transformes // la position de l’auteur couché // la dame avec un fusil et des lunettes dans l’auto // te voilà corps nom prénom alias image intégré dans la cohérence d’une lumière là-bas // au cœur du data center // colocation sur une puce de silicium au plus près des marchés // rapidité action réaction instantanée ou presque // le temps humain a disparu // mais ici ici ici qui es-tu que fais-tu pour restaurer le temps humain // les mots te cherchent te trouvent // tu n’es pas langage ni corps de langue ni gangue de chair pour des phrases // pasolini racontait un jour que le cinéma c’était la langue naturelle de la réalité // et ta langue naturelle de ta réalité c’est quoi mais une autre langue qui n’est ni à vendre ni à inventer ni à voler car elle t’appartient depuis toujours // pour conclure la cover d'origine des MdC c'était dans le lobby de l'hôtel Cumberland à Londres en novembre 2008.

en ses métamorphoses





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