Le dernier chant de Judith

Seigneurs vous chanterais-je l’histoire cruelle
Et douce des jeunes gens, de ces vaillants cœurs
Qu’un destin vil par terre et par mer d’un coup d’aile
Emporta loin de leur patrie, vers un ailleurs
Illustre et digne des meilleures épopées ?
Vous dirais-je le sens des mots ou des épées
Qui se plantent droites dans les corps endurcis
Tels des sortilèges que le feu a roussi ?
Qui du scroll ou d’une lame a le dernier mot ?
Mais l’âme d’une Lamia, noble de surcroit
Cette pauvre créature par nature gémeaux
Que la souffrance sans nom mettait aux abois
En sait de la mort plus que ses naïfs bourreaux.
Elle se languissait dans un ultime canto
Sa voix riche des sonorités de Sicile
Faisait tourner la tête à plus d’un fils des îles.
Son histoire s’acheva sur un allegretto
La rencontre du destin au Thermae Palace !
Eux, les aventuriers, qui prêtre, guerrier, mage
Ou voleur, cherchaient l’argent de la populace
En des temples écroulés, des ruines, des images
Ils peinaient, soufflaient, tiraient à hue et à dia
Le diable par la queue, ou plutôt elle, Judith
La poétesse nue, pauvre et noble Lamia

Et la messe fut dite pour elle, introït !

Combat à Westwereld, crédits: Jean-François Declerck

Terra Mater A.D. ® est une création des Métamorphoses de C.



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