Un tour de table et La Pléiade

  Pour la première fois depuis que le blog existe, j'improvise un billet en écrivant directement dans l'éditeur de texte de l'outil Blogger.

Inéluctable modalité du visible,
James Joyce





  Inquiet, j'observe d'une part que rien n'a encore été publié ce mois-ci sur le blog des "Métamorphoses de C." et d'autre part que je n'ai pas la moindre idée de ce qui pourrait me passer par la tête d'ici la fin du mois. Ce constat déclenche une angoisse diffuse, je m'assieds devant l'écran vide, cherche une explication: comme si je croyais en une superstition qui me dirait qu'il faut maintenir le rythme d'au moins une publication mensuelle sous peine de "quelque chose qui pourrait arriver", qu'un fil de textes ne doit pas être rompu sous peine de conséquences inconnues, pire, que ce serait trahir une promesse que j'aurais faite un jour à quelqu'un. A qui? Quand? A l'un de mes avatars sans doute, ou comme M. se plait à le souligner lorsque mon visage montre les signes d'une grande perplexité, indication d'une cacophonie qui s'installe sous mon crâne, que "mes cinq cerveaux sont en plein débat" et que peut-être un jour l'un de ces cerveaux s'est engagé et a obtenu l'accord des autres sur cette obligation d'écriture, sans en laisser de trace (ce qui devrait être la règle me semble-t-il dans des délibérations de ce genre, à moitié secrètes). Toujours est-il, concile ou conciliabule cérébral à bas bruit mis à part, que l'obsession prend racine, si je puis dire, dans l'arborescence des billets archivés sur le blog et je comprends qu'il me serait pénible de constater après-coup, l'existence d'un trou dans la séquence des publications, d'un mois vide; par anticipation je réalise aussi que je ne verrais plus que ce défaut-là s'il devait apparaître, un peu comme si j'étais confronté au problème de la miette de pain qui traine sur la table après le repas, au gros insecte qui bourdonne pendant que je travaille ou au livre mal rangé sur son étagère, sans que je ne puisse plus rien faire pour l'enlever, le chasser ou le remettre à sa place, car ce qui a été fait, même si c'est le rien, ne peut être défait; autant dire qu'à la somme des petites indications qui me sont familières que la mécanique des cerveaux rencontre une résistance, qu'il y a du frottement, que cela grince quelque part, s'ajouterait la confrontation angoissée à un abîme de néant, le "rien n'aura jamais eu lieu que le lieu" mallarméen transformé en ceci qu'il n'y aura jamais lieu que le non-lieu. Comprenez-vous?

  J'ai entendu dire que d'autres personnes étaient confrontée à des "irritateurs", terme inélégant mais très en vogue dans la novlangue du management pour parler d'obsessions mineures (le correcteur orthographique souligne d'ailleurs ces deux mots avec insistance dans l'éditeur de texte et propose "irrigateurs"? pour le premier et ne soumet rien pour le second; preuve, s'il en fallait une, qu'il ignore Orwell et que cela frictionne un peu partout: dans les mémoires d'ordinateurs, entre les mots, au milieu d'une séquence de chiffres): autant de gênes diverses, piqures d'insectes, peau qui démange, dont je me plait à penser qu'elles furent analysées par Freud dans Psychopathologie de la vie quotidienne, mais il faudra que je me renseigne et s'il ne l'a pas fait, je demande, avec insistance, à mes connaissances férues de clinique psychiatrique de trouver le terme sûr qui décrive ces symptômes afin d'enrichir le vocabulaire des obsessions et des troubles compulsifs d'une nouvelle entrée au dictionnaire: comment décrire l'obsession de quelque chose qui n'est pas? Avec tout cela je n'ai pas avancé d'une ligne dans l'élaboration d'un propos intelligent.

  Plutôt que de me morfondre face à la mythique page blanche, je détourne les yeux de l'écran et les pose sur ma table de travail. J'ai sous les yeux, dans le sens des aiguilles d'une montre: 

 le Catalogue 2016 de La Pléiade;

 un carnet de notes Moleskine bleu-vert, souple, à pages blanches, identifié sur la page de garde par le titre "Carnet sans voyage: 3 mai 2016 - " et indexé sous le numéro 21, ouvert sur la page de droite d'une préparation d'un séminaire de philosophie auquel j'ai récemment participé, avec mes notes écrites au crayon, que je me dois de retranscrire et retravailler et je sais que je n'en ai pas envie maintenant;

 un mug de café bleu foncé (vide) sur lequel il est écrit "CAFE" posé sur un sous-verre en liège sur lequel il est écrit "Drink";

  un Missel Vespéral Romain (Quotidien) par Dom Gaspar Lefebvre, Bénédictin de l'Abbaye de St- André avec des illustrations de René de Cramer, publié en 1951 par les presses de l'Abbaye de St-André à Bruges (Belgique). L'objet magnifique en papier Bible comme il se doit, relié de cuir doré à l'or fin avec imitations de ferrures fleurdelisées, comprenant trois signets de soie: jaune, bleu, marron, est protégé dans un étui de cuir marron avec fermoir à bouton métallique, fait partie du patrimoine familial de M., sauvé récemment de l'oubli à l'occasion d'un véritable travail de fouilles dans les archives non classées d'un vieux grenier et qui contient une dédicace écrite d'une belle écriture cursive à la plume: "A notre nièce et filleule Marie-Louise Jacob, Alphone Molle et Maria Pâquet. Le 24 mai 1953", il y aura presque tout juste soixante trois ans;

 une boîte en métal de biscuits de la Boulangerie Jules Destrooper, ornée d'une belle illustration naïve du boulanger, de sa famille (deux fillettes, un garçonnet), de ses aides-boulangers, d'une ménagère qui vient d'acheter des baguettes et d'un chat (l'épouse et maîtresse des lieux pose fièrement devant la porte vitrée du magasin, sur laquelle il est écrit: "Spécialités: Brioches, Petits pains, Chaussons chauds"). La boîte contient un fouillis de petits objets personnels tous en métal sauf un billet de banque de 5 roupies (Reserve Bank of India) avec le portrait du Mahatma Gandhi souriant, parmi lesquels je repère des Pin's ("Louis Ferdinand Céline Dion", "Remember: Art costs lives", "Ecolo", un saxophone, un drapeau américain, un hexagone autour duquel il y a la mention de la "Role Playing Game Association", "Poésie Art de l'insurrection", "Tequila Heidegger. Pas le temps de niaiser"), une pince à cravate sous la forme d'un avion de ligne (Jumbo 747), une paire de boutons de manchette de la forme d'un stylo noir, une clé de valise, plein de pièces de monnaies principalement britanniques, canadiennes, américaines et d'autres choses encore;

  deux échantillons de Papier d'Arménie Triple (Paris), "désodorise et parfume depuis 1885", petite attention de M., élément de notre histoire personnelle;

  une très belle boîte en métal Art Déco de "Sardines aux 2 Piments, à l'huile d'olive vierge extra et sa note de citron" de la Conserverie La belle-iloise, ramenée d'un séjour à Lille, qui contenait de succulentes boites à sardines (consommées depuis) et qui sert à présent de réceptacle à des accessoires de bureau: feutres Stabilo et post-its de différentes couleurs;

  un signet qui est en même temps une loupe décoré d'une photo de la Librairie de l'Abbaye de Strahov, à Prague, très utile;

  une boule de cristal massive qui tient dans la main et qui permet de voir les objets à la manière d'Escher, comme des anamorphoses;

  un petit vase où se meurt lentement une belle rose rouge;

  un vieil exemplaire cousu et relié en grosse toile rouge du Vocabulaire Technique et Critique de la Philosophie d'André Lalande et la Société Française de Philosophie dans l'édition 1951 des Presses Universitaires de France, ouvert sur les pages 334-335 à l'entrée "FACULTÉ". J'y lis que 'Malebranche va plus loin, et nie que nous ayons en nous conscience de pouvoirs : " Le sentiment intérieur que j'ai de moi-même m'apprend que je suis, que je peux, que je veux, que je sens, etc. ", mais " je ne puis, en me tournant vers moi-même, reconnaître aucune de mes facultés ou de mes capacités. " Entretiens sur la métaphysique, 3è entretien, §7.'; cela se poursuit ainsi avec des citations sur près de quatre pages. Le "Lalande" est un outil de travail qui reste en permanence ouvert sur la table; avec lui, et en désaccord avec Malebranche, j'apprends, je sens, je pense vouloir et je pense que je suis en train de me tourner à observer chacune des facettes de l'âme, c'est-à-dire que je suis en train de me retourner vers la conception de l'esprit humain d'une époque révolue où la Psychologie était un département de la Philosophie, qu'elle n'aurait jamais dû quitter et de cette connaissance je tire à la fois satisfaction et un sentiment de désolation face au gâchis plutôt global des "sciences humaines" (ce jugement expéditif et polémique va m'attirer de vertes semonces);

  un volume des Oeuvres complètes de Virgile à la Bibliothèque de la Pléiade;

  une photo d'il y a vingt ans où l'on me voit avec ma fille Clara sur la promenade des falaises du Cap Gris-Nez en Côte d'Opale. Ce doit être l'automne ou l'hiver car nous sommes chaudement vêtus, le ciel et la mer sont d'un gris très clair, la lande est d'un vert très lumineux. Je me tiens accroupis et enserre ma fille qui n'a pas plus de trois ans entre mes bras. C'est un "bout'chou" qui sourit à sa maman en train de prendre la photo, on dirait qu'elle veut s'échapper de mon emprise et courir en direction de sa mère. Je portais à l'époque une horrible paire de lunettes à monture d'écaille d'un verre teinté adaptatif, du coup, avec mes lunettes de soleil et mes cheveux très noirs je ressemble à un mafioso;

  un vase en verre moucheté qui contient un bâton de sauge ramené de Québec. De temps à autre, M. et moi le portons sous nos narines et humons longuement l'air de là-bas, des forêts et de l'esprit de purification;

  mon téléphone;

  mes lunettes;

  un exemplaire du livre du grand écrivain allemand W.G. Sebald, De la destruction comme élément de l'histoire naturelle, chez Actes Sud coll. Babel. Il s'agit du texte de conférences prononcées à Zurich ayant pour objet : Guerre aérienne et littérature; il s'agit-là aussi d'une de mes anciennes obsessions reliée à cette partie longtemps occultée de la Seconde Guerre mondiale, celle de la destruction des villes allemandes. J'ai déjà eu l'occasion à plusieurs reprises sur ce blog d'écrire divers papiers sur ce sujet. J'avance lentement dans ce livre qui est à limite du soutenable. Il me semble mieux comprendre grâce aux analyses de Sebald les raisons profondes du refoulement de la question dans l'âme allemande de l'après-guerre et notamment, chose à-priori étonnante, parmi les intellectuels et les écrivains qui auraient dû être parmi les plus éveillés, les plus conscients de la catastrophe. Il me semble même peut-être deviner ce qui a pu se passer dans la tête de Heidegger qui comme d'autres a choisi de ne rien voir, rien comprendre et qui a choisi le camp du refoulement massif de la mémoire;

  un exemplaire de la plaquette de l'écrivain hongrois Laszlo F. Földényi, Dostoïevski lit Hegel en Sibérie et fond en larmes, publié chez Actes Sud, ramené par M. lors du déménagement et qui a immédiatement fusionné avec le reste;

 les livres d'Hannah Arendt sur lesquels je travaille en ce moment: La vie de l'esprit et Juger;

 un crayon jaune-orange;

  un bic orange au logo de la firme qui m'emploie activement;

  un calendrier perpétuel massif en cuivre, encastré dans un ouvrage de maroquinerie épais, cousu, avec quatre roues dentées pour dérouler les jours de la semaine, les mois, les chiffres des unités et des dizaines. Je le règle chaque matin. Il est à la date du Dimanche 22 MAI. M. me dit que c'est l'ornement qu'il fallait pour mon bureau de "notaire";

  tous ces objets sont déposés sur la table de travail familiale en bois, ancienne table de salle à manger de la fin du XIXè siècle à têtes de lions que j'ai évoquée dans un billet précédent sur le ramassage de "miettes philosophiques" et sur la durabilité des choses.

  Parlons du Catalogue de ma collection fétiche que j'ai reçu ces jours-ci par courrier. Le pli postal qui contenait en outre le n°59 de La Lettre de La Pléiade avait été envoyé à mon ancienne adresse et le service de déménagement de la poste Belge auquel j'avais souscrit me l'a fait suivre à la nouvelle. Fort bien. Je me suis donc connecté au site de la collection chez Gallimard afin d'y modifier mes paramètres personnels et d'y introduire ma nouvelle adresse. Aucune indication de ce genre sous mon profil d'utilisateur. Comment m'étais-je donc enregistré la première fois? Je cherche parmi le courriel, rien. Je fouille derechef sur le site et trouve une page avec cette indication: Vous déménagez ou vous changez d'adresse électronique ? Faites-le-nous savoir afin que nous puissions mettre à jour votre profil, et continuer ainsi à vous faire parvenir des informations régulières sur notre programme éditorial et les offres spéciales réservées aux membres : nous contacter. Mais en suivant l'hyperlien proposé sous les deux derniers mots "nous contacter", je tombe sur le message Aucun site Web n'est configuré à cette adresse. Voilà un autre exemple d'"irritateur". Il faudra donc leur téléphoner. Gardant un calme olympien je reviens au Catalogue dans le but d'en faire une analyse minutieuse. Commençons par la couverture : elle nous montre une photo de Jack London, auteur qui fera son entrée au second semestre de cette année dans la prestigieuse Bibliothèque avec deux tomes de Romans, Récits et Nouvelles. Il s'agit d'une surprise si j'en crois un des meilleurs connaisseurs de la collection et des arcanes de la maison Gallimard, Brumes, blog d'un lecteur dont je ne peux que recommander la consultation pour les passionnés des volumes de la collection imprimés en garamond, sur papier bible, et reliés en pleine peau dorée à l'or fin. Uniquement pour les plus fins des connaisseurs comprenez-vous? Compulsant donc (d'un geste calme et non compulsif) le catalogue en question je relève un changement au sommaire: à côté des habituels classements par auteurs, par siècles ou par numéros et de la liste des Albums, il y a maintenant une liste de "Tirages spéciaux" dont il est nous est expliqué que les volumes figurant sous cette rubrique sont proposés sous coffret illustré... reliés en pleine peau bordeaux avec une pièce de titre grise. Un titre par an est édité sous ce format et il s'agit plutôt de rééditions ou d'éditions partielles de volumes réguliers de la Bibliothèque avec trois titres parus à ce jour: Justine et autres romans du marquis de Sade (2014), Don Quichotte de la Manche de Cervantès (dans la traduction de J. Caravaggio, en 2015) que j'ai offert à ma fille l'année passée et ce dernier Malraux, La Condition humaine et autres écrits annoncé pour le courant 2016. Je pourrais en profiter pour une petite incise "arendtienne" à propos du titre du roman célèbre de Malraux mais ne le ferai pas, ma condition (d'homme moderne) m'enjoignant de poursuivre le travail commencé avec l'analyse du Catalogue.


  Donc: Jack London (1876-1916), marin, aventurier, chercheur d'or, vagabond, militant socialiste, agriculteur, alcoolique, écrivain avant tout, entre à La Pléiade. C'est une excellente nouvelle. La vieille dame distinguée (née en 1931, elle aura 85 ans cette année) s'acoquine avec un auteur quelque peu plébéien certes, rouge et très talentueux. Il est l'auteur de deux des meilleures nouvelles que j'ai jamais lues: Construire un feu (To Build a Fire) et Un steak (A Piece of Steak) que j'avais découvertes dans cette collection de mini-livres aux Editions Mille et Une Nuits (qui propose des chefs-d'oeuvre pour le temps d'une attente, d'un voyage, d'une insomnie...); ces fictions sont disponibles dans les tomes I et II respectivement de l'édition Pléiade en nouvelle traduction sous les titre Faire un feu et Un bon bifteck. "To Build a Fire" est un texte terrifiant qui raconte la course contre la montre désespérée d'un trappeur et de son chien dans les étendues glacées de l'Alaska, avant la tombée de la nuit. On aura compris qu'arriver à "construire un feu" est ce qui va faire la différence entre la vie et la mort. "A Piece of Steak" quand à lui est un texte qui raconte l'histoire d'un boxeur qui livre un match de la dernière chance afin de pouvoir nourrir sa famille. Là aussi, l'efficacité du texte est redoutable. De fortes compilations de Jack London sont déjà disponibles chez Robert Laffont, coll. Bouquins et chez Omnibus, éditions toutes deux plus "populaires". L'entrée dans ce panthéon du goût qu'est La Pléiade est une marque de distinction importante et j'espère que les deux London vont contribuer à dynamiser la collection vers un public plus jeune. Mais la grande nouveauté du semestre réside évidemment dans l'achèvement de la publication d'une nouvelle édition intégrale des oeuvres de Shakespeare (on distingue sur la couverture de La Lettre de la Pléiade, une photo tirée d'une mise en scène de Cymbeline). C'est que 2016 est une grande année de célébration du Barde, le quatre centième anniversaire de sa mort (23 avril 1616). Cette nouvelle édition monumentale, bilingue, en sept volumes (tomes I et II: Tragédies, tomes III et IV: Histoires, tomes V, VI et VII: Comédies) auxquels s'ajoutera en 2017 le tome VIII des Poésies, représente un travail éditorial et scientifique énorme, commencé en 2002 avec la publication du premier tome des Tragédies. C'est que La Pléiade a l'habitude du temps long, témoin par exemple le dernier volume (tome V) des Oeuvres Romanesques de Faulkner qui paraitra également cette année et qui clôture un projet entamé voici quarante ans (le tome I datait de 1977). Personnellement je dispose de l'ancienne édition Shakespeare datant de 1959 en deux volumes pour le Théâtre (trois en y ajoutant la Poésie); j'hésite à me lancer dans l'acquisition fort onéreuse de cette nouvelle édition dont l'intérêt principal réside dans le bilinguisme (le dernier numéro de La Lettre propose par ailleurs dans sa rubrique "Coulisses" une étude fort intéressante sur les éditions bilingues en Pléiade sous le titre Le texte et son double / Text and its Shadow). Nous verrons. La durée de vie moyenne d'un tirage Pléiade est de dix ans, les stocks de livres les moins recherchés s'écoulent de trente à quarante ans... Je signale au passage pour ceux d'entre vous qui cherchent à en savoir plus sur les secrets de fabrication de cette collection, outre l'existence du Blog de Brumes que j'ai signalé plus haut, les fameuses Lettres qui sont disponibles à partir du numéro 16 au format PDF sur le site de l'éditeur, ici (je ne sais plus s'il faut être membre du Cercle de la Pléiade pour y accéder mais rassurez-vous, il ne faut pas y présenter les livres de collection pour y adhérer), ainsi qu'un livre, le seul à ma connaissance qui ait pris La Pléiade pour objet de recherche universitaire, il s'agit des actes d'un colloque qui s'est tenu en Mai 2007 à l'Université de Provence. Cet ouvrage très riche en informations sur la stratégie éditoriale, l'histoire de la collection, le travail des textes, la réception etc.. intitulé La Bibliothèque de la Pléiade: travail éditorial et valeur littéraire a été publié sous la direction de Joëlle Gleize et Philippe Roussin aux Editions des archives contemporaines en 2009. L'avant-propos du volume a fait l'objet d'une reprise sur le site Fabula consacré à la recherche en littérature, ici et la Lettre n°38 en a fait une recension.

Affiche de librairie pour la Bibliothèque de la Pléiade, 1935, in La Lettre de la Pléiade n°38

  J'arrive au terme de cette note. "La Pléiade" est un bon sujet, je crois que j'y reviendrai dans de prochains billets.

  Soulagé, j'observe que le fil des publications n'est pas rompu. Je peux refermer le dossier, passer à autre chose... et dans quelques semaines me poser à nouveau la question: et maintenant, que faire? Ou peut-être pas.







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