Opéra I - Le Roman d'Arc (archives : 1996)


Première de l'Opéra d'Arc à la Scala de Milan. Le public enthousiaste.

  Dans cette série de billets publiés à partir de mes archives, en particulier ceux qui concernent Le Roman d’Arc (voir à la fin de cette note pour les articles précédents sur le même sujet), il y a d’abord de la nostalgie que j’assume pleinement, celle de replonger dans des souvenirs agréables et de m’entendre dire intérieurement : « c’était super ! » ; il y aussi le souhait que celles et ceux qui se reconnaitront dans ces souvenirs communs en éprouveront également du plaisir ; il y a enfin d’autres mobiles : notamment d’alimenter le blog des Métamorphoses de C. – il ne m’est pas facile de produire chaque semaine un texte original (je ne suis même pas « bloggeur » à temps partiel, c’est vraiment dans les marges de mon temps « libre », i.e. hors milieu professionnel, que je trouve le temps d’écrire). Et puis il y a aussi des défis propres à l’archiviste numérique, lié à la conservation et l’exhumation des matériaux informatiques. 

 
  Un petit mot d’explication s’impose à propos de cette archive que vous allez découvrir : les archives les plus anciennes que j’ai pu conserver consistent en documents électroniques. Or, ceux-ci, comme les archives papiers, subissent des « usures » de différentes sortes : il y a d’abord les pertes pures et simples de fichiers qui résultent d’anciennes copies, d’erreurs de manipulation… Depuis que j’ai commencé à écrire sur micro-ordinateur (au début des années 1980, avec un IBM-PC XT sous MS-DOS 3.0 en utilisant les premiers éditeurs de texte ou les premiers traitements de texte, WordPerfect 5.1 ou MS-Word pour DOS), il n’y a pas eu moins d’une vingtaine d’équipements divers sur lesquels j’ai tapoté ici ou là, dont des mini-computers (Digital VAX), des terminaux sous UNIX, des PC tours, des portables sous Windows, Linux ou Mac OS ainsi que, ces dernières années, des tablettes et téléphones… Cela fait beaucoup de supports et un nombre d’upgrades logiciels impossible à énumérer. Mais, malgré tout, d’un hardware à l’autre, d’un operating system au suivant, d’unités de stockage qui vont du floppy-disk 5 pouces ¼, à la disquette 3 pouces ½, d’un disque dur à l’autre en passant par des copies via câble série, câble Ethernet sans oublier les plus récentes clés USB (que je perds systématiquement), disques externes à mémoire flash ou très récents Clouds (chez Google, Apple et d’autres que j’ai testé), il ne m’était presque jamais arrivé de perdre entièrement le contenu d’un ancien document. Il pouvait bien y avoir de temps à autre des problèmes de conversion avec de vieilles versions de traitement de texte récupérés dans des versions plus modernes (c’est-à-dire depuis une vingtaine d’années quasi exclusivement Word sous toutes ses déclinaisons), qui provoquaient généralement des pertes d’informations liées au formatage du document, mais pour l’essentiel, le texte brut parvenait à être converti dans le nouveau type de document. C’est que les filtre de rétrocompatibilités fonctionnaient bien !
  Sauf avec ce dernier texte. A l’ouverture du document source, la version de Word (v. 15.31) installée sur mon iMac 1.11 (racheté en seconde main), un message d’erreur terrifiant m’annonçait que “The document opera.doc could not be opened”. J’ai essayé l’option Recover text qui a produit un résultat globalement illisible (des bouts de texte noyés dans du gibberish sur des Object Linking and Embedding qui n’ont pas pu être convertis).
  Le problème concernait non seulement ce document-là mais tous ceux de la même époque ! Catastrophe ! Finalement, grâce à une version de LibreOffice sous Linux Ubuntu installée sur mon vieux MacBook Air, qui rend l’âme après chaque utilisation, j’ai pu récupérer « comme une fleur cueillie au bord du chemin » les quelques textes que vous trouverez ici.
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La Compagnie de la Rose des Vents présente pour la fête du millénaire

ARC
Opéra en Sept Tableaux

Avec :

Catherine (dans le rôle d'Océan)
Corinne (dans le rôle d'Elancia)
Franck (dans le rôle de Kefrandel)
Jean-François (dans le rôle de Gauchon)
Pascal (dans le rôle d'Exodus)

Mise en Scène : DATZEN

Ouverture
Premier Tableau
Encore
Deuxième Tableau
Triomphe de la Volonté
Troisième Tableau
Lecture Logique
Quatrième Tableau
Bleu Nuit
Cinquième Tableau
Effroyable Sentiment
Sixième Tableau
Silence, Emeraude
Septième Tableau
Ultime Combat


Suivent d’autres « affiches » annonçant la présentation de l’opéra ARC avec deux autres groupes de joueurs :

Éric (dans le rôle de Thor Madred)
Fabienne (dans le rôle de Valladiel)
Françoise (dans le rôle de Pepper)
Nathalie (dans le rôle de Katana)
Pierre Emmanuel (dans le rôle de Tor Alzarath)


Dominique (dans le rôle de Sémia)
Laurent (dans le rôle de Lashaf)
Marie (dans le rôle de Wanak)
Pol (dans le rôle de Barzen)
Tania (dans le rôle de Robina)



  J’ai pu récupérer les fiches techniques des personnages joueurs du premier groupe.
  Voici Exodus, Gauchon, Elancia, Kefrandel et Océan restitués dans leur gloire primitive ! (Et avec ce mélange curieux d’anglais et de français pratiqué par ceux qui utilisaient un mix des règles d’Advanced Dungeons & Dragons dans le texte original ou en traduction) :

EXODUS
GAUCHON
ELANCIA
KEFRANDEL
OCEAN
haut elfe, magicien 5
humain, magicien 6
haut elfe, prêtre 6
haut elfe, voleur 7
humaine, fighter 6
F15 D14 C9 I16 S10 Ch10
F7 D9 C9 I16 S12 Ch10
F13 D10 C13 I17 S14 Ch16
F9 D14 C11 I16 S10 Ch8
F16 D13 C15 I16 S8 Ch11
TH19 AC5 hp11, baton
TH19 AC10 hp18, baton
TH18 AC0 hp39, morning star +1
TH17 AC7/3 hp29, arc long +1, épée longue, dague
TH 15 AC4 hp44, arc court +1, dagues, fléau, hache
ST: 13 12 10 14 11
ST: 13 11 9 13 10
ST: 9 12 13 15 14
ST: 12 11 12 15 13
ST: 11 12 13 13 14
Sp: 4 niv1, 2 niv2, 1 niv3
Sp: 4 niv1, 2niv2, 2 niv3
Sp: 5 niv1, 3 niv2, 2 niv3


PSI 45 (table 4)
PSI 39 (table 1)
PSI 66 (table 3)
PSI 61 (table 6)
PSI 95 (table 2)
XP 39040 (40000)
XP 57483 (60000)
XP 42696 (55000)
XP 63692 (70000)
XP 46958 (64000)
singing, elf, navigation, orc, nain, swimming, dancing, harpe
elf, shulung, dir sense, ride, astrology, tambourin, swim
swiming, healing, herbalism, elf, harpe,
swiming, appraisal, tumbling, tightrope-walking, elf, jump
blindfight, gaming, navigation
robe of the archmagi, bag of tricks, main droite blanche +1

hautbois AC0, 1 gem 1000gp
amulette vs phindar, flute/clé, 1 gem 5000gp
rod of lordly might (hache TH11)

Avec les listes de sorts des magiciens :

EXODUS
spells
niveau 1
- armor; detect magic; charm person; magic missile; sleep; spider climb/feather fall; read magic; shield; change self; identify
niveau 2
- irritation; mirror image; melf's acid arrow; continual light; deafness; darkness; bind;/ invisibility; levitation; web; forget
niveau 3
- fireball; dispel magic; fly; lightning bolt; vampiric touch
(missed: spectral hand, blindness, sumon swarm; item, monster summ I, wraith form, protection normal missiles)

GAUCHON
spells
niveau 1
- change self, feather fall, phantasmal force, charm person, grease, comprehend languages, audible glamer, friends, shields
niveau 2
- web, melf's acid arrow, hypnotic pattern, scare, blindness (missed: invisibility, levitation, darkness)
niveau 3
- lightning bolt, melf minute meteor, dispel magic, feign death, wraith form, fireball, monster summon I, protection from norm missil (missed: fly, hold person, vampiric touch, haste).

  Dans un prochain billet j’expliquerai en quoi consistaient les sept tableaux de l’opéra. Le Roman d’Arc se dévoile par petits morceaux choisis…
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  Pour prolonger votre lecture, vous trouverez précédemment publiées, en août 2014, sur le blog « Les Métamorphoses de C. », les archives suivantes du Roman d’Arc, le jeu de rôle conçut, rédigé et mis en scène entre mai 1987 et mai 1996 par Christo Datso & Henry Krutzen (DATZEN), publié aux éditions Bruocsella en 1996 (348 pages en format A4, double colonnes). Elles vous livrent quelques fragments de ce vaste univers et des textes (scénarios, aides de jeu, poèmes, fictions, essais) qui y furent produits.

La Ville d’Arc I. Monnaies Le Roman d’Arc débutait par un premier livre d’introduction générale à l’histoire, la géographie, les habitants de l’univers où se déroulait l’action (à savoir : une grande ville d’inspiration médiévale – renaissante, européenne et asiatique). Ce fragment illustrait un point d’attention particulier auquel les rôlistes sont sensibles dans tous les jeux de rôle : « c’est quoi le cash ? » et « combien ça coûte ? »

Le Bhârking I – Le Livre de la Grande Pureté également extraits du livre d’introduction générale, les deux extraits sur le Bhârking donnaient un aperçu des fondements de la religion officielle pratiquée dans le monde du Roman d’Arc, la religion de Bhâr, fondée sur le mélange étonnant de l’ancienne religion égyptienne (telle que restituée par Isha Schwaller De Lubicz, dans Her-Bak, pois chiche et Her-Bak, disciple (Flammarion, 1955 et 1956) et de la sagesse traditionnelle chinoise du Tao Te King ou du Yi King). Le livre sacré de la religion d’Arc est ainsi nommé Bhârking et se compose de deux parties : « Le Livre de la Grande Pureté » qui consiste en aphorismes et « Les conversations d’Ousmane », le fondateur légendaire de la religion de Bhâr.
Chlanna Quendi – Comme tout monde de fantasy qui se respecte, le monde du Roman d’Arc est peuplé de différentes races, humaines mais aussi « semi-humaines » ou « humanoïdes ». L’une d’elles occupe une place prééminente dans cet univers, celle des Quendis, modelés d’après les Elfes de J.R.R. Tolkien. L’extrait publié dans cette note est rédigé en proto-quendi, traduit vers l’anglais et le français. Pour le proto-quendi j’avais fait appel à un ami irlandais. Le livre (imaginaire) dont il est question est : Compilation de Légendes et de Contes Quendis, en six volumes, édité par Timothée Fals, Recteur de la Bibliothèque Ducale d’Arc, année 980 A.T. (Après le Traité).




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