Chasses subtiles I (Pléiadologie)


Ernst Haeckel, Kunstformen der Natur (1904), plate 83: Lichenes (Lichens)


Chasses subtiles

(Pléiadologie IV)


« La chasse pouvait commencer : notre père nous avait cadeau du nécessaire pour la Noël. Les vieux aimaient voir les fils de la famille ajouter aux collections pierres, plantes et bêtes, ainsi qu’il était d’usage depuis des générations. Grand-père avait consacré bien des heures à son herbier. (…)
  La grande époque de tels intérêts était déjà révolue. L’histoire naturelle proprement dite, le tendre soin apporté à l’examen, la comparaison, la classification et la description des objets, ne passait plus qu’à peine pour une science. Les délectations du regard avaient fait place au plaisir de l’observation précise, préméditée et mathématiquement formulée. »
- Ernst Jünger, Chasses subtiles, 1967 (trad. fr. 1969)


*
L’article suivant traite d’un ensemble peu connu de la prestigieuse collection de la Pléiade, celui consacré aux savoirs et à la constitution d’une « encyclopédie des connaissances du XXème siècle ».

L’Encyclopédie de la Pléiade (1956-1991)
  Récemment en ballade chez les bouquinistes bruxellois, faisant l'acquisition du volume de la première édition des Œuvres Complètes de Mallarmé (1945, réimpression en 1951), je suis tombé sur un feuillet publicitaire inséré entre les fines pages des Poésies de l’auteur de « l’Après-midi d’un faune ».
  Début 1956, les éditions Gallimard annonçaient les premiers volumes à paraître d'une nouvelle collection sur le modèle de la Bibliothèque de la Pléiade, à savoir : L'Encyclopédie de la Pléiade, sous la direction de Raymond Queneau.
  L'information circula discrètement, sous forme d'une plaquette que MM. les Libraires étaient invités à remettre gracieusement à leurs clients (plaquette qui contenait une Préface générale rédigée par R. Queneau - texte qui a fait l'objet d'un commentaire dans La Lettre de la Pléiade n°5 de l'été 2000[1]). D'autre part, des feuillets étaient glissés dans des volumes de la Bibliothèque de la Pléiade de la même époque, avec un extrait de la Préface ainsi que le Plan Général de l'Encyclopédie.
  Ce plan très intéressant nous renseigne sur les intentions générales de l'éditeur : une encyclopédie en trois séries. De ces trois séries, seules les deux premières ont vu le jour : la série « Théorique » (Résultats, renommée plus tard dans les Catalogues en série « Méthodique ») consacrée aux Sciences et la série « Historique » (Genèses). La troisième série intitulée « Série Complémentaire » n'a pas vu le jour en tant que telle.


  Les informations sur la genèse de cette aventure éditoriale exceptionnelle sont rares. J’ai trouvé dans un texte consacré à Queneau les indications suivantes :
« Mais si nous devions retenir un seul aspect de son travail d’éditeur – et non de lecteur, s’entend – il semble que cela soit plutôt dans le domaine de la connaissance qu’il fallût le trouver. Car comme « L’Univers des formes » restera la grande réalisation éditoriale d’André Malraux, « L’Encyclopédie de la Pléiade » sera celle de Raymond Queneau. Pourtant notre Pic de La Mirandole ne revendiqua guère la paternité de cette colossale entreprise (49 volumes parus entre 1956 et 1991), confiant même dans ses Journaux qu’il ne s’agissait là que de commerce, une trouvaille d’Hachette pour faire « suer le burnous de la Pléiade ». De fait, le projet en avait précédé l’entrée de Queneau à la NRF — une intuition d’Henri Filipacchi, soumise à Gaston Gallimard et Jacques Schiffrin dès le début des années trente. D’autres que Queneau y avait travaillé avant-guerre, la maturation, tant commerciale qu’éditoriale, en avait été longue et laborieuse. C’est pourtant à Queneau — déjà en charge de l’Histoire des littératures — que Gaston propose en 1954 d’en assumer la direction et d’en définir l’enjeu et l’objet : un savoir méthodique, ouvert aux questions contemporaines, entre lucidité et incertitude, une encyclopédie qui permettrait de « vivre au-devant de ce qui est autre », comme l’écrivait Jean Grosjean à propos de la passion de connaissance de Queneau. » [2]

  L'Encyclopédie de la Pléiade est une aventure terminée depuis la fin du siècle dernier et il est peut-être intéressant d’en dresser un tableau général – de plus, les mentions de l'Encyclopédie ont toutes disparus depuis plusieurs années du Catalogue annuel de La Pléiade et leurs 49 volumes publiés (dont l’un réédité avec un titre différent, ce qui nous fait 50 titres) ne se trouvent plus, pour la plupart d’entre eux, que chez les bouquinistes. C’est en effet au Catalogue 2010 (celui avec la gravure illustrant la sortie du Billy Budd, marin de Melville), que l’on trouve pour la dernière fois mentionnés, pp 190-191, les derniers titres encore disponibles de l’Encyclopédie, soit onze volumes. L’année suivante, l’Encyclopédie sort complètement du catalogue, c’est comme si elle n’avait jamais existé. Heureusement pour le chercheur ou l’amateur, la liste de tous les volumes est encore visible sur le site de Gallimard – bien qu’elle ne fasse pas l’objet d’une rubrique en tant que telle – il faut effectuer une recherche dans la barre d’outils du site et si j’en crois les informations, il resterait encore dix volumes disponibles dans les stocks (au vu des prix qui restent affichés). Petit truc utile, le résultat d’une recherche sur mesure peut être téléchargé en format PDF généré à la demande.[3] A titre de comparaison avec les données disponibles quelques années plus tôt, dans le Catalogue 2006 (celui avec une photo d’Albert Camus), il restait encore 21 titres disponibles. Y figurait également un texte d’introduction, voir photo ci-dessous.


  L’objet de cette modeste contribution à l’étude systématique de la Pléiade consiste à comparer les résultats de cette série encyclopédique au plan général de Raymond Queneau tel que présenté dans le feuillet publicitaire de 1956.
  Les deux tableaux suivants, l’un consacré à la série historique, l’autre à la série théorique renseignent dans l’ordre sur : le numéro du volume, le titre du domaine de recherche, le titre du volume, son éditeur et l’année de publication. Les lignes sont triées dans l’ordre de publication.
  Chaque volume se présente sous l’aspect habituel d’un Pléiade (composition en caractères Garamond, papier bible, reliure souple en pleine peau dorée à l’or fin), avec une différence dans la décoration dans la reliure du dos : les volumes de la Bibliothèque sont décorés avec des lignes tandis que les dos de l’Encyclopédie figurent des étoiles. Les deux séries (Historique et Méthodique) se distinguent ensuite par la couleur du cuir : havane pour les volumes d’histoires, vert foncé pour ceux des matières scientifiques.


Série Historique

1
Histoire des Littératures
Tome I : Littératures anciennes, orientales et orales
Raymond Queneau
1956
2
Histoire universelle
Tome I : Des origines à l'Islam
R. Grousset, Émile G. Leonard
1956
3
Histoire des Littératures
Tome II : Littératures occidentales
Raymond Queneau
1956
4
Histoire universelle
Tome II : De l'Islam à la Réforme
R. Grousset, Émile G. Leonard
1957
5
Histoire de la science
Des origines au XXe siècle
Maurice Daumas
1957
6
Histoire universelle
Tome III : De la Réforme à nos jours
R. Grousset, Émile G. Leonard
1958
7
Histoire des Littératures
Tome III : Littératures françaises, connexes et marginales
Raymond Queneau
1958
9
Histoire de la musique
Tome I : Des origines à Jean-Sébastien Bach
Roland-Manuel
1960
11
L'histoire et ses méthodes
L'histoire et ses méthodes
Charles Samaran
1961
12
Histoire de l'Art
Tome I : Le Monde non-chrétien
Pierre Devambez
1961
16
Histoire de la musique
Tome II : Du XVIIIe siècle à nos jours
Roland-Manuel
1963
17
Histoire de l'Art
Tome III : Renaissance - Baroque - Romantisme
Jean Babelon
1965
19
Histoire des spectacles
Histoire des spectacles
Guy Dumur
1965
21
Histoire de l'Art
Tome II : L'Europe médiévale
Jean Babelon
1966
26
Histoire de la philosophie
Tome I : Orient - Antiquité - Moyen Âge
Brice Parain
1969
28
Histoire de l'Art
Tome IV : Du réalisme à nos jours
Bernard Dorival
1969
29
Histoire des religions
Tome I
Henri-Charles Puech
1970
34
Histoire des religions
Tome II
Henri-Charles Puech
1973
36
Histoire de la philosophie
Tome II : De la Renaissance à la Révolution kantienne
Yvon Belaval
1973
38
Histoire de la philosophie
Tome III : du XIXe siècle à nos jours
Yvon Belaval
1974
40
Histoire des religions
Tome III
Henri-Charles Puech
1976
41
Histoire des techniques
Prolégomènes à une histoire des techniques
Bertrand Gille
1978
47
Histoire des mœurs
Tome I : Les Coordonnées de l'homme et la culture matérielle
Jean Poirier
1990
48
Histoire des mœurs
Tome II : Modes et Modèles
Jean Poirier
1991
49
Histoire des mœurs
Tome III : Thèmes et Systèmes culturels
Jean Poirier
1991

  Une rapide comparaison des volumes publiés par rapport au plan général de la série Historique permet de conclure que tous les projets annoncés ont été réalisés. Le volume consacré à L’histoire et ses méthodes (1961) n’était pas cité dans le plan initial. La plupart des projets ont été déclinés en séries de trois ou quatre tomes (Littératures, Histoire Universelle, Art, Philosophie, Religions, Mœurs).

Série Méthodique

8
La Terre
La Terre
Jean Goguel
1959
8
Géophysique
Géophysique (réédition de la Terre)
Jean Goguel
1971
12
Botanique
Botanique
Fernand Moreau
1960
18
Astronomie
Astronomie
Evry Schatzman
1962
19
Zoologie
Tome I : Généralités - Protozoaires - Métazoaires, I
Pierre-Paul Grassé, Andrée Tétry
1963
20
Zoologie
Tome II : Les Arthropodes : Métazoaires, II
Pierre-Paul Grassé, Andrée Tétry
1964
21
Zoologie
Tome III : Métazoaires, III
Pierre-Paul Grassé, Andrée Tétry
1972
22
Zoologie
Tome IV : Tétrapodes - Domaines faunistiques - Zoogéographie
Pierre-Paul Grassé, Andrée Tétry
1974
23
Biologie
Biologie
Jean Rostand, Andrée Tétry
1965
25
Géographie générale
Géographie générale
Pierre Deffontaines,  et al.
1966
26
Logique et connaissance scientifique
Logique et connaissance scientifique
Jean Piaget
1967
27
Jeux et sports
Jeux et sports
Roger Caillois
1968
28
Ethnologie générale
Ethnologie générale
Jean Poirier
1968
29
Le langage
Le langage
André Martinet
1968
33
Physiologie
Physiologie
Maurice Fontaine
1969
37
Géologie
Tome I
Jean Goguel
1972
38
Géologie
Tome II
Jean Goguel
1973
39
La France et les Français
La France et les Français
Michel François
1972
40
Ethnologie régionale
Tome I : Afrique - Océanie
Jean Poirier
1972
41
Ethnologie régionale
Tome II : Asie Amérique Mascareignes
Jean Poirier
1978
42
Géographie régionale
Tome I
Pierre Deffontaines,  et al.
1975
43
Géographie régionale
Tome II
Pierre Deffontaines,  et al.
1979
45
Médecine
Tome I
Pierre de Graciansky, Henri Péquignot
1980
46
Médecine
Tome II
Pierre de Graciansky, Henri Péquignot
1980
47
Psychologie
Psychologie
Jean-Paul Bronckart, et al.
1987

  L’examen des titres publiés dans la série des sciences montre à-contrario, que plus de la moitié des projets du plan général n’ont pas été réalisés, à savoir : Mathématiques, Mécanique, Physique, Chimie, Astrophysique, Cosmologie, Systématique, Anthropologie, Technologie, Industrie et Commerce, Sociologie, Droit, Economie, Politique, Philosophie.
  Parmi les sciences dures, l’astronomie et les sciences de la Terre figurent en bonne place, mais on pourra regretter l’absence d’un ou plusieurs volumes sur les mathématiques ou la cosmologie ; les sciences du vivant sont également bien représentées avec notamment un volume pour la botanique et quatre pour la zoologie qui n’étaient pas cités dans le plan de 1956 (à moins de considérer que ces cinq volumes correspondent au développement du projet de la Systématique, autre nom pour la discipline de la classification ou des taxonomies) ; enfin, la plupart des projets relatifs aux sciences humaines, à part l’ethnologie, n’ont pas abouti : absence complète de volumes sur le droit, l’économie, la politique.

  Au final, la répartition entre les deux séries est équilibrée (25 volumes pour la série Historique et 24 volumes pour la série Méthodique). Si on ne peut qu’admirer l’effort de Raymond Queneau (mort en 1976, l’essentiel des volumes étaient déjà publiés à cette date : 40 sur 49), il faut observer que le demi-succès (par rapport au projet initial) de publication de la série des volumes scientifiques, explique peut-être, en partie, les raisons qui ont conduit Gallimard à l’abandon du projet d’une Encyclopédie de la Pléiade au début de la dernière décennie du vingtième siècle. A l’évidence, la rapidité et l’accroissement spectaculaire des progrès technologiques et scientifiques dans la seconde moitié du vingtième siècle ont contribué certainement pour une large part au sentiment que cette course au savoir ne pouvait plus être gagnée. Mais la désaffection des encyclopédies est générale au tournant du nouveau siècle : que sont devenues les traditionnelles et vénérables Encyclopedia Britannica ou Encyclopedia Universalis par exemple ? Comment le papier pourrait-il encore concurrencer Internet ? Nous savons que ce sont de mauvaises raisons : l’argument de la course au savoir consiste à accréditer la théorie selon laquelle la science ne fait que jeter par-dessus bord les savoirs anciens et qu’hier est déjà périmé. C’est vrai dans la mesure où la vérité scientifique procède par bonds et changements de paradigme. La science ne change pas de paradigme chaque année. Les fondamentaux de la physique théorique et de la cosmologie sont donnés depuis le début du vingtième siècle et nous ne sommes pas sortis de ce cadre théorique ; cela fait plus d’un siècle ! C’est que la course des techniques finit par l’emporter sur le progrès des connaissances et procure l’illusion que les sciences avancent plus vite que leurs ombres. Au contraire, je pense que les sciences méritent plus que toute autre discipline sujette à l’amnésie, de replonger dans leur propre histoire et l’évolution de leurs méthodes et savoirs. Un état des lieux sur les sciences du vivant ou de la terre, même écrit il y a cinquante ans, continuera encore longtemps, s’il est rédigé dans cet esprit de transmission qui repose sur l’acquisition lente, celle des processus biologiques, à éclairer l’esprit de ceux qui cherchent à comprendre la nature. Par contre, ceux qui n’ont d’intérêt au monde qui les entoure qu’économique, qu’utilitaire, n’y verront que vieilleries sans intérêts.
  Quant à la soi-disant suprématie d’une encyclopédie en ligne par rapport à une encyclopédie fabriquée avec soin et conservée dans de beaux volumes, j’attends de rencontrer les humains du futur qui auront tout perdu dans l’effondrement : les réseaux, soufflés d’un coup, tous les data centers jetés au vent et les bibliothèques, qui auront brûlés, les livres dispersés. A partir de quoi pourront-ils reconstruire les connaissances ?

*

Les MdC ont publiés quelques articles traitant de sujets divers en rapport avec la collection de la Pléiade :
·      Un tour de table et la Pléiade (22/05/16) à propos du Catalogue de la Pléiade 2016
·      Métamorphoses de C. III (31/12/16) à propos de deux anciennes éditions de La Fontaine et de Céline
·      Métamorphoses de C. IV (01/01/17) à propos de l’Agenda de la Pléiade 2017.

*
J’y ajoute une note (non publiée sur ce blog) du 21/10/15 rédigée à Québec, concernant l’édition de Racine et qui a donné lieu à une discussion mémorable avec deux amateurs de « chasse aux Pléiades » (discussion que je ne reproduis pas ici mais qui pourrait donner lieu à un article complet d’une note future de la section « Pléiadologie » des MdC) :
·      Curiosité bibliophilique : j'ai trouvé chez Nelligan (Rue St-Jean à Québec) deux volumes du tome II des Œuvres Complètes de Racine en Pléiade ; il s'agit de la même édition, la première et seule à ce jour, le contenu est identique, les volumes ont été imprimés le même jour (achevé d'imprimer sur Bible Bolloré le 15 mars 1960 à Paris), mais le titre qui figure au dos de ces volumes est différent : Prose dans un cas, Œuvres diverses dans l'autre.

*

Remerciement spécial à Ernst Jünger (Heidelberg, 29 mars 1895 – Riedlingen, 17 février 1998), à qui j’emprunte le titre de Chasses subtiles pour le texte que vous venez de parcourir.
Selon les incipit des versions de Wikipédia (all., angl. fr. ci-dessous), Ernst Jünger est présenté comme :

Deutscher Schriftsteller, Offizier, Dandy und Insektenkundler. Er ist vor allem durch seine Kriegserlebnisbücher wie In Stahlgewittern, phantastische Romane und Erzählungen und verschiedene Essays bekannt.

Highly decorated German soldier, author, and entomologist who became famous for his World War I memoir Storm of Steel.

Ecrivain allemand. En tant que contemporain et témoin de l'histoire européenne du XXe siècle, Jünger a participé aux deux guerres mondiales, d'abord dans les troupes de choc au cours de la Première Guerre mondiale, puis comme officier de l'administration militaire d'occupation à Paris à partir de 1941. Devenu célèbre après la publication de ses souvenirs de la Première Guerre mondiale dans Orages d'acier en 1920, il a été une figure intellectuelle majeure de la révolution conservatrice à l'époque de Weimar, mais s'est tenu éloigné de la vie politique à partir de l'accession des nazis au pouvoir. Jusqu'à la fin de sa vie à plus de cent ans, il a publié des récits et de nombreux essais ainsi qu'un journal des années 1939 à 1948 puis de 1965 à 1996.




[2] Alban Cerisier, « Un Quenal, des Queneau », Initiales n°13, février 2003, Paris, p. 2-39, texte en ligne sur le site d’Initiales, revue des Libraires indépendants de Paris : http://www.initiales.org/visuels/pdf/quenal.pdf

Commentaires

  1. T'as des papilles sur les muqueuses stomacales ou des neurones à gastéro-synapses ? Espèce de bibliophile fou ... ;)
    Ca fait partie de ton charme ... ! ;)

    Hola .. Il me semble qu'un coin de volume dépasse de quelques millimètres, au fond de la pénultième rangée en partant du bas , à gauche , de la bibliothèque en merisier de style gothique , en arrière-plan de ton propos... ;)

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