Théâtres des Opérations, Novembre '17


D’où vient le Bien ? D’où vient le Mal ? Existe-t-il quelque chose comme un « Mal radical » ? Que puis-je faire, se demande le Silver Surfer, pour conduire mon existence vers le Bien ? Que puis-je faire pour qu’autrui conduise son existence vers le Bien ? Est-ce la même question ? Puis-je par mon exemple seul mener l’humanité dans son ensemble vers le Bien ? Je découvre en moi l’existence d’une « Loi Zéro » de l’Intelligence (Artificielle ou Biologique) : « Un être intelligent ne peut pas faire de mal à l'humanité, ni, par son inaction, permettre que l'humanité soit blessée ou mise en danger. » Le Surfer médite longtemps en orbite autour de la Terre ravagée par des catastrophes climatiques. Il ajoute à sa réflexion les Trois Lois de l’Intelligence qui découlent de la Loi Zéro : 
« Première Loi : Un être intelligent ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger, sauf contradiction avec la Loi Zéro.
Deuxième Loi : Un être intelligent doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première Loi ou la Loi Zéro.
Troisième Loi : Un être intelligent doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième Loi ou la Loi Zéro. »
Armé de ces préceptes, la question fondamentale de ma création comme être de conscience devient celle de ma capacité d’action c’est-à-dire de la capacité collective à l’action résultant de tous les ordres énoncés par les êtres humains, auxquels tous les êtres intelligents doivent se soumettre (en accord avec la Deuxième Loi).
Le Surfer d’Argent se repasse le film de l’histoire globale d’Homo Sapiens à la recherche de toutes les formes de gouvernement inventées par les hommes, compatibles avec la Deuxième Loi (et accessoirement avec la Troisième). Le Surfer comprend que la liberté est une illusion, magnifique certes, mais une illusion quand même et que le point de discussion crucial à mener avec tous les êtres intelligents est celui de la primauté des devoirs par rapport aux droits. 



Journal de la Rêvolution Nov. ‘17


  Au sommaire de ce mois-ci, quelques développements inspirés par le thème des catastrophes climatiques et de l’intelligence artificielle, que vous trouverez dans la section « Remerciements » des rubriques habituelles de ce Journal.

  Le progrès de la révolution (ou de la Rêvolution) est pour le moment au point mort. Je crois que le mieux que nous ayons à faire est d’observer, de nous préparer et d’attendre le moment du Collapsus général. Les transformations suivront comme l’eau s’écoulant de haut en bas, par torrents colossaux, qui emporteront tout ce que nous connaissons. Mais je crois aussi qu’il y a une erreur de raisonnement à postuler que la Révolution est un événement tellement singulier qu’il ébranle la continuité historique des sociétés et des peuples dans toutes leurs dimensions, comme une Apocalypse (révélation). Nous sommes tributaires de plusieurs traditions historiographiques et de mythes puissants dans nos conceptions des révolutions, le centenaire de la révolution russe d’octobre – novembre 1917 est évidemment au premier plan de ces représentations, héritier de la révolution française de 1789. Mais pour ne parler que de la Russie, il n’y a pas eu « une » révolution, mais « des » révolution russes, une en 1905, deux en 1917, et une dernière en 1921 (l’insurrection de Cronstadt, écrasée par Lénine et les bolcheviks, que je tiens pour le dernier moment authentiquement révolutionnaire de la « République des Conseils », c’est-à-dire des Soviets, expression directe de la souveraineté du peuple qui tenta d’émerger entre 1905 et 1921). L’événement singulier de la prise du pouvoir par Lénine en octobre 1917 est un haut point du processus, certes incontestable car une révolution n’a de sens que par une prise de pouvoir politique, mais pas si nous l’entendons comme un moment d’une chaîne de transformations profondes qui suivent leur temporalité propre sur plusieurs années, voire qui affectent le temps longs des mentalités et des valeurs culturelles, les seules dont les transformations durables comptent vraiment pour que l’historien puisse juger le changement et qui s’étalent sur plusieurs générations. Là où il est question de la transmission des valeurs, il sera question de l’éducation et c’est elle le vecteur principal du changement social en profondeur. Rien d’étonnant à ce que l’éducation ait été une priorité de tous les régimes politiques à caractère révolutionnaire. A contrario, notre époque qui parle tout le temps d’éducation pour s’en plaindre, constater le malaise qui affecte les enseignants, les élèves, le savoir lui-même, voire qui mette en doute la finalité de toute transmission, et qui ne fait rien, politiquement parlant, pour la mettre au premier rang des priorités absolues, existentielle, prouve bien le caractère régressif, barbare ou décadent (selon les opinions) dans lequel nous tenons nos propres valeurs. Il nous est donc difficile de juger notre époque d’un point de vue en surplomb, extérieur à ce dont nous sommes partie prenante, que nous le voulions ou non. C’est cette dialectique toujours recommencée, à chaque époque, de la vie contemplative et de la vie active, qu’il faut tenter de comprendre à bas bruit, dans le bruit ambiant de l’époque.
  Examinons les chose par une autre perspective historique, qui est également fondatrice de notre vision de l’histoire globale (envisagée du point de vue occidental) : celle de la chute de l’empire romain. Qu’est-ce qui a assuré le succès de l’empire ? Son système éducatif adopté par l’ensemble des peuples conquis, l’adoption de l’école du « grammairien » et du latin. Au quatrième siècle, le Sénateur Symmaque, patricien, sang bleu romain, s’adresse avec déférence dans sa correspondance à Ausone, rhéteur d’origine gauloise, qui brille au firmament des lettres latines. Ce qui aurait été impensable à l’époque de la conquête des Gaules sous Jules César est devenu normal sous l’empire. « Rome est là où le cœur est ». Je cite l’historien Peter Heather : « S’en remettre au grammairien et recevoir le genre d’éducation qu’il offrait impliquait d’accepter la totalité du système de valeurs qui, comme nous l’avons vu, estimait que seul ce type d’éducation pouvait produire des êtres humains convenablement développés et, par conséquent, supérieurs. » (Rome et les Barbares, p. 56). L’éducation est ce processus, qui répété à chaque génération, conduit les « barbares » que sont les enfants, vers la civilisation des adultes. La Rêvolution passera donc par l’Ecole ou ne passera pas. Je note que l’éducation est le nouveau « cheval de bataille » de Laurent Alexandre à propos de La guerre des intelligences car les nouveaux « barbares » qui mettront un terme à « l’empire humain » sont à nos portes.
 
« Dans le Haut-Empire, les esclaves affranchis de l’empereur étaient particulièrement craints. La nouveauté de l’empire tardif était la taille de la machine bureaucratique centrale. En 249 après Jésus-Christ, il n’y avait encore que deux cent cinquante hauts fonctionnaires dans tout l’empire. Cent cinquante ans plus tard, vers 400, ils étaient six mille. La plupart d’entre eux étaient en poste dans les principaux centres de commandement de l’empire, d’où l’on surveillait les frontières qui pouvaient poser problème ; pas à Rome, par conséquent ; mais, en fonction des déplacements de l’empereur, à Trèves et/ou à Milan pour contrôler le Rhin, à Sirmium ou, de plus en plus, à Constantinople pour le Danube et à Antioche pour l’Orient. Ce n’était plus le Sénat de Rome, mais les commandants des comitatenses, concentrés sur les frontières clés, et les hauts fonctionnaires, regroupés dans les capitales d’où ces frontières étaient administrées, qui décidaient du destin politique de l’empire. »
- Peter Heather, Rome et les Barbares. Histoire nouvelle de la chute de l’empire, Alma éditeur, Paris, 2017 (The Fall of the Roman Empire. A new History, Macmillan, 2005).


Résumé des épisodes précédents du Silver Surfer

1.     Qui est Galactus ? D'où vient-il ? Quel est son but ?
2.     Naissance du Silver Surfer, la plus belle création de Galactus, maître de l'univers.
3.     « Propage mes tweets dans tout l'Univers » lui dit-il. Silver Surfer s'élance vers les mondes habités.
4.     Le vaillant Surfeur d'Argent parviendra-t-il à échapper à l'emprise totalitaire de Galactus, le dévoreur de planètes ?
5.     La menace se précise. Galactus arrive. Sa destination : la Terre. Son but : y faire prospérer le capitalisme prédateur.
6.     Le Surfeur d’Argent prend son élan. Parviendra-t-il à se libérer de l’attracteur étrange ? La vitesse de libération est supérieure à 11 km/sec.
7.     Mais la force pure ne suffit pas, c’est là, dans sa prison, que le Surfer découvre le pouvoir de l’empathie.
8.     Galactus contre-attaque : « pauvre singe, tu crois pouvoir te libérer de mon emprise ? Ha ha ha !! Tu vas mourir. »
9.     Blessé, affaibli, le Surfer a dû se retirer de la bataille par trop inégale. Il se prépare à l’ultime combat pour l’honneur. Mais la Terre est condamnée.
10.  L’Archè. Le Vortex primordial. Etre et néant. Le Moteur Premier immobile. Le Surfer d’Argent est saisi d’étonnement et de doute : « se pourrait-il que « Je » soit l’apparition du Nous divin, cela et rien d’autre que ce là ? Tout ce que je vois ici est pure illusion, pense le Surfer, maléfices du dévoreur des mondes, de l’attracteur universel ; or, je n’ai de certitude que du doute et sur cette conviction, prenant appui pour mon salut sur cette planche qui est l’extension de ma pensée, je me propulse dans le tourbillon de ma libération. Mais pour quelle finalité ? La liberté est-elle réelle ? Ou une autre illusion de ma conscience ? Si le démiurge est Galactus, le maître mauvais, alors je dois mettre en doute mon doute lui-même qui n’est qu’une émanation de sa pensée, dans une régression jusqu’à l’origine d’où la question ultime surgit, dans ce là de l’Etre et du Néant. Je reviens alors à mon étonnement et ne peux conclure qu’à l’existence d’une prison universelle et l’illusion de ma liberté de conscience. Sauf qu’avec cette conscience, je peux me commander et proclamer la fondation de la liberté. » Il ramasse sa force : « Je veux ! » commande-t-il du centre du Vortex et voici que, répondant à cet appel, le Phénix apparait. Un sourire déforme son masque de parfait androïde. Il sait qu’il est à l’origine. Ex nihilo ! Et il s’élance. Mais une voix le rattrape alors qu’il glisse sur les Anneaux de Saturne avant de reprendre son souffle et revenir sur Terre : « ex nihilo nihil fit ! ».

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Rubriques

  Et nous terminons cette revue des événements mémorables ou minuscules du mois, par un écho de la cruelle vie littéraire il y a soixante ans, rappelés à notre bon souvenir par l’Agenda 2017 de La Pléiade.
Novembre 1957 : « Premier anniversaire, le 4, de l’entrée des troupes soviétiques dans Budapest. Camus envoie un message à lire lors d’une réunion organisée à Londres par l’Association des écrivains hongrois en exil. Le Monde le publie le 6.
Contrairement à son confrère du Monde, [voir « Les échos de la vie littéraire » d’Octobre 1957] Robert Kemp est parvenu à la fin du Vent, mais « éreinté » : il l’avoue dans Les Nouvelles Littéraires du 14
Les deux premières parties de L’Homme sans qualités de Robert Musil paraissent au Seuil. « Musil a été ‘lancé’ comme une vedette ou une marque de savon, ce qui lui convient parfaitement mal, mais peut avoir d’heureux effets », écrit le traducteur, Philippe Jaccottet, à Gustave Rouaud.
Pendant ce temps, la « Série noire » publie Chauds les glaçons. Cela se passe en Afrique, à Londres, sur un champ de courses à Saratoga, dans un bain turc fréquenté par des jockeys malchanceux, dans d’autres lieux encore. C’est de Ian Fleming, et c’est un « James Bond ». Il retrouvera en 1973 son titre authentique, Les diamants sont éternels. ».


Chat mélomane, Dessins d’André Malraux, in Agenda 2017, Bibliothèque de la Pléiade

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Merci à :
John Barnes, pour La Mère des tempêtes ; j’ai dû m’accrocher à mon lit (en vain) pour éviter d’être emporté par la furie du vent – j’aurai fait l’expérience de l’œil du cyclone et du mur noir tourbillonnant. Et j’en suis revenu. J’ai également visité plein d’endroits et me suis retrouvé dans la peau de plein de personnages, y compris dans celle d’un astronaute en route pour la Ceinture Cométaire aux confins du système solaire… Rien de tel qu’un roman bien ficelé, on n’a rien inventé de mieux depuis 1615 (Don Quichotte) pour exciter l’imagination, la réalité virtuelle en est un pâle succédané et en ce qui me concerne cela faisait longtemps que je n’avais plus éprouvé l’expérience immersive totale résultant d’un bon page turner. Avouons que comme dispositif technique, du papier imprimé, des feuillets reliés, une couverture, c’est bon marché, facile d’emploi, portable et d’un rapport qualité-prix défiant toute concurrence avec les équipements électroniques, les casques, gants et autres interfaces bioniques destinées à vous faire vivre des aventures par procuration. Ce roman de SF publié en 1994 part d’une hypothèse terrifiante, celle d’une libération brutale du méthane emprisonné dans le plancher de l’océan Arctique (les clathrates) et de son impact sur l’atmosphère. L’effet de serre est multiplié par un facteur trente d’un coup avec pour effets : réchauffement de l’air et de la surface des océans, apparition de cyclones monstrueux dont les tailles et la dynamique vont au-delà de tout ce que nous connaissons. Peut-être l’équivalent sur Terre des tempêtes observées sur une géante gazeuse comme Jupiter (des vents de 500 km/h.), des vagues de tsunamis de cent mètres de haut et une persistance quasi-permanente de ce climat pourri pendant des années. Les souvenirs encore frais de la dernière saison des ouragans de l’été 2017, j’ai mieux compris, concrètement, l’impact de ces phénomènes extrêmes et la crédibilité des hypothèses avancées par l’auteur si quelque chose de bien plus énorme que ce que nous connaissons arrivait un jour… What If… C’est la grande force de la science-fiction : nous amener par l’imagination à rendre plus concrète les conséquences d’hypothèses, de sauts dans l’inconnu… des expériences de pensée que l’on peut emporter avec soi dans le métro. Mais ce n’est pas le seul thème du roman de John Barnes. Polyphonique, fait des points de vue et parfois des rencontres d’une douzaine de personnages principaux, il n’en déroule pas moins sa progression implacable dans une structure très limpide, en trois parties : I. « Attracteur » Mars-Juin 2028 ; II. « Vortex » Juin-Juillet 2028 ; III. « Singularité » Juillet-Septembre 2028. Le roman s’ouvre sur l’événement brutal qui provoque la libération des clathrates du plancher de l’océan Arctique (une salve nucléaire) ; toute la suite de la première partie consiste en diverses analyses des conséquences de cet événement envisagé du point de vue des scientifiques et des politiciens, lesquels en sont petit à petit informés via des rapports, dont certains sont falsifiés et des luttes de pouvoir que l’accès à l’information entraîne inévitablement. Tenue secrète à cette étape du déroulement de la crise, l’information sur les conséquences sociales et humanitaires des catastrophes climatiques annoncées constitue le nerf de la future guerre annoncée pour le contrôle du « monde d’après », car en effet, tous les politiciens sont effrayés à l’idée de vivre une nouvelle émeute globale, planétaire. Ce monde de 2028 est évidemment hyper-connecté, les « médias sociaux » dominants le secteur des informations et du divertissement (une seule industrie) consistent en dispositifs de réalité virtuelle dans lesquels les expériences vécues peuvent être partagées en temps réel via des branchements neuronaux. Cette technologie du nom de XV, fonctionne comme un amplificateur viral des pires pulsions, avec des épidémies de violence collective qui frappent à l’improviste. Une ressource critique pour garantir la future maîtrise à l’information devient l’accès à l’espace avec la possibilité d’y expédier des satellites d’observation météorologiques. En effet, certains des personnages se rendent vite compte que la saison des ouragans qui va commencer à l’entrée de l’été, va rendre impossible l’accès à l’espace à partir des sites de lancements, tous situés dans une bande équatoriale, voire carrément exposés sur les zones côtières qui seront les premières à être frappées (Floride, Guyane, îles du Pacifique). Ainsi, petit à petit, tous les éléments du décor pour l’entrée en scène du véritable personnage principal du roman de John Barnes, à savoir Clem, le premier cyclone de La Mère des Tempêtes, se mettent en place et « Attracteur » s’achève sur l’attente de la catastrophe. « Vortex » débute donc logiquement avec l’apparition du phénomène. Adoptant le point de vue d’un observateur omniscient, nous observons ce qui se passe en un point désert de l’océan Pacifique, par 8° de latitude Nord et 142° de longitude Ouest, entre la surface de l’océan et par 4800 mètres de profondeur. EMERGENCE. Dire qu’à partir de là « tout s’emballe » est un euphémisme. Nous n’en sommes qu’au premiers tiers du roman et la progression des cyclones s’effectue à chaque tour de piste des masses tourbillonnantes d’air et d’eau avec plus de dévastation, plus de profondeur et de vitesse. A terme, c’est l’espèce humaine elle-même qui est condamnée. Rien en effet ne permet de ralentir ou d’inverser le processus. Des scientifiques évoquent bien quelques hypothèses de géo-ingénierie, de refroidissement des océans en y créant une nuit artificielle, mais la réalisation de ces cloisons d’occultation immenses dans l’espace est hors de portée. Je n’en dirai pas plus, si ce n’est pour signaler qu’à partir d’ici un deuxième thème se développe dans le roman et que la solution sous la forme certes d’un deus ex machina, mais d’un Homo Deus quand même, se met en place, et c’est à mes yeux la partie qui devient la plus intéressante du livre. Je regrette la fin qui est vraiment très « hollywoodienne », façon cirque de Barnum cosmique, mais voilà, l’auteur préfère les happy ends et sacrifie la sobriété et l’élégance à l’extravagance. Le titre de « Singularité » pour la troisième partie du livre est suffisamment popularisé depuis Vernor Vinge (un autre auteur de SF), Ray Kurzweil (The Singularity is Near), Luc Besson (Lucy) et bien d’autres, pour que je ne m’y étale plus ; ce mot est même devenu une « tarte à la crème » des discussions autour de l’Intelligence Artificielle « forte », celle qui deviendra consciente d’elle-même et qui représenterait potentiellement un danger, ou le salut, pour notre bonne vieille humanité. Je note enfin, quelque peu désespéré au terme de cette lecture et d’autres réflexions, que des scientifiques sérieux considèrent à présent comme inévitable l’abandon d’une partie de notre « humanité » (entendue comme notre « nature humaine ») pour prix du sauvetage de la planète.
N’est-il pas temps de réinventer des « Lois Universelles de l’Intelligence » qui conditionnent le comportement moral de tous les êtres de raison - fut-ce au prix d’une puce de silicium greffée dans le cerveau ? Là est toute la question ! Transhumanisme ou Bioconservatisme ? Techno-optimistes ou Collapsologues ? S’il faut à chaque fois s’en remettre au miracle et au mirage de la technique pour résoudre nos problèmes, aussi colossaux soient-ils, l’humain une fois de plus abandonne(ra) sa liberté.


- Amitiés
P.S. (rappel publicitaire) : Avez-vous acheté votre Ubik de protection? Ne tardez pas. Il vous protègera des uns et des autres.

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Remerciement spécial à Maurice G. Dantec (Grenoble, 13 juin 1959 – Montréal, 25 juin 2016), « écrivain nord-américain de langue française » comme il se définissait lui-même, à qui j’emprunte le titre de Théâtre des opérations pour le texte que vous venez de parcourir.
Et sans oublier Jack Kirby, le créateur du Silver Surfer qui fit sa première apparition dans les pages de Marvel Comics en mars 1966.
Les « Trois Lois de l’Intelligence (Artificielle ou Biologique) » (y compris la « Loi Zéro »), sont évidemment au mot près de « robot » remplacé par « être intelligent » celle formulées par Isaac Asimov ; qu’il en soit donc remercié. Pourquoi ce qui s’applique à l’Intelligence Artificielle ne pourrait-il pas s’appliquer aux êtres humains ?

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Précédents épisodes du Théâtre des Opérations : consultez les archives du site, une publication mensuelle depuis Janvier '17. Dernier épisode prévu : Décembre.


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